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Un militant identitaire grièvement blessé à Lyon après des affrontements


_**Les violences survenues en marge d’une conférence universitaire ont provoqué une onde de choc politique, tandis qu’une enquête pour violences aggravées a été ouverte.**_
Un jeune homme de vingt-trois ans, membre du service d’ordre du collectif identitaire Némésis, se trouve dans un état clinique très préoccupant après avoir été agressé jeudi à Lyon. Les faits se sont produits en marge d’une manifestation organisée par ce groupe, proche de l’extrême droite, qui protestait contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Le parquet a ouvert une enquête pour violences aggravées, confiée à la police judiciaire.
Selon les premiers éléments, des heurts ont opposé des militants d’extrême droite et d’extrême gauche à proximité du campus. Après une première intervention des forces de l’ordre, les protagonistes se seraient dispersés. Le jeune homme, prénommé Quentin, a ensuite été retrouvé gravement blessé à plus d’un kilomètre du lieu initial des tensions. Hospitalisé avec un pronostic vital engagé, il souffrirait de traumatismes crâniens sévères. Un second individu a été légèrement blessé.
L’avocat de la victime et de sa famille a écarté la thèse d’une simple rixe, évoquant plutôt un « lynchage » perpétré par plusieurs individus armés. Le collectif Némésis a dénoncé un acte d’une « extrême violence ». Pour sa part, une source proche de l’enquête a rappelé que des affrontements entre groupes antagonistes se produisaient régulièrement dans ce secteur, précisant toutefois qu’un tel niveau de gravité était inédit.
L’événement a suscité de vives réactions dans la classe politique. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a dénoncé une « folie furieuse ». La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a appelé à considérer les « milices d’extrême gauche » comme des organisations terroristes, tandis que le président du parti, Jordan Bardella, a réclamé une mobilisation générale. Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, a condamné la violence qu’il attribue à l’extrême gauche.
Rima Hassan a affirmé avoir appris les faits « avec effroi » et les a fermement condamnés. Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a également exprimé sa réprobation, assurant qu’aucun membre de l’entourage de l’eurodéputée n’avait eu de contact avec les groupes présents. L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de cette agression.





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