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Un homme condamné à huit ans de réclusion pour avoir sollicité des images intimes d’enfants en ligne

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_**Le tribunal a prononcé une lourde peine à l’encontre d’un chauffeur de bus de 39 ans, reconnu coupable d’avoir incité des mineurs à lui transmettre des photographies dénudées via des jeux vidéo.**_

Un homme de 39 ans a été écroué à l’issue de son procès, après avoir été reconnu coupable de corruption de mineurs et de propositions sexuelles. La juridiction a estimé nécessaire de prononcer une peine d’emprisonnement ferme de huit années, assortie d’un suivi socio-judiciaire de cinq ans incluant une obligation de soins. Cette décision intervient alors que le ministère public avait initialement requis une peine inférieure.

Les faits remontent à une période s’étendant de 2012 à 2020. L’individu, utilisant le pseudonyme « Yoyo Quattro » sans dissimuler son identité réelle, entrait en contact avec de très jeunes garçons, âgés d’une dizaine d’années, sur la plateforme de jeu en ligne GTA. L’instruction a identifié dix-neuf victimes, sur la base de vingt-huit contacts recensés par l’enquête.

Les échanges, conservés sur la console du prévenu, revêtaient un caractère sexuel explicite. Il sollicitait des images intimes des enfants, leur proposait des instructions à caractère sexuel, et usait de promesses de récompenses – achats de jeux, cadeaux ou monnaie virtuelle – pour obtenir ces contenus. Face au tribunal, l’homme, qui a refusé toute défense substantielle, s’est contenté de reconnaître l’ensemble des faits qui lui étaient reprogés, évoquant uniquement une consommation excessive d’alcool durant cette période.

L’audience a été marquée par le témoignage d’une victime, aujourd’hui âgée de vingt ans. Il a décrit les pressions subies à l’âge de onze ans et évoqué les séquelles persistantes de ces agissements sur son parcours scolaire et son développement personnel. L’avocat de la partie civile a souligné la perte d’innocence subie par ces jeunes garçons.

Les expertises psychiatriques ont relevé chez le condamné une absence de conscience de la gravité de ses actes et de sentiment de culpabilité, sans exclure un risque de récidive. Le tribunal a finalement estimé que la gravité des faits et la nécessité d’une sanction dissuasive justifiaient la peine prononcée.

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