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Économie

Un fonds d’urgence pour les vignobles audois ravagés par les flammes

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La ministre de l’Agriculture a débloqué huit millions d’euros pour soutenir les viticulteurs touchés par les incendies, tout en évoquant la nécessité d’une réflexion sur l’adaptation au changement climatique.

La ministre de l’Agriculture s’est rendue ce jeudi à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, commune audoise durement éprouvée par les récents incendies. Face aux élus et aux professionnels du vin, elle a annoncé la mise en place d’un fonds d’urgence de huit millions d’euros destiné à compenser les pertes subies par les exploitants agricoles. Cette enveloppe financera notamment les dommages aux récoltes, aux plantations et aux infrastructures.

Les flammes ont parcouru près de 16 000 hectares dans le massif des Corbières, détruisant partiellement ou totalement des centaines d’hectares de vignes à quelques semaines des vendanges. Outre les aides financières, des mesures fiscales ont été évoquées, dont une exonération de taxe foncière et des avances immédiates pouvant atteindre 10 000 euros par producteur.

Les professionnels du secteur, réunis autour de la ministre, ont souligné l’ampleur des dégâts. Certains ont perdu l’intégralité de leur outil de travail, tandis que d’autres doivent composer avec des parcelles enfumées ou endommagées par les produits retardants utilisés pour lutter contre les incendies. La filière viticole, déjà fragilisée par les aléas économiques et climatiques, réclame désormais des dispositifs pérennes pour faire face aux risques accrus.

Au-delà de l’urgence, la visite ministérielle a été l’occasion d’aborder les enjeux de long terme. Les Corbières, qualifiées de « laboratoire du réchauffement climatique », pourraient servir de terrain d’expérimentation pour repenser les modes de culture et les systèmes d’irrigation. Les viticulteurs ont par ailleurs rappelé le rôle protecteur des vignes, qui constituent souvent des barrières naturelles contre la propagation des feux.

Les discussions se poursuivent pour obtenir un statut spécifique, similaire à celui des zones de montagne, afin de compenser les handicaps liés aux conditions climatiques locales. Les élus régionaux ont quant à eux appelé à un plan d’investissement ambitieux pour renforcer la résilience du territoire.

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