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Économie

Trois marins accusés de sabotage de câbles sous-marins en mer Baltique

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Le parquet finlandais a engagé des poursuites contre l’équipage d’un pétrolier soupçonné d’avoir endommagé des infrastructures critiques en décembre 2024.

Les autorités judiciaires finlandaises ont inculpé trois membres d’équipage du pétrolier *Eagle S*, battant pavillon des îles Cook, pour des actes de sabotage présumés contre des câbles sous-marins en mer Baltique. Le capitaine ainsi que deux officiers sont accusés de dégradations criminelles aggravées et d’entrave aux communications, après des incidents survenus fin décembre 2024.

Selon l’acte d’accusation, le navire aurait endommagé le câble électrique EstLink 2 et quatre liaisons de télécommunications reliant la Finlande à l’Estonie en laissant traîner son ancre sur près de 90 kilomètres. Les réparations nécessaires ont engendré des coûts estimés à plus de 60 millions d’euros. Bien que les services aient pu être rétablis grâce à des connexions alternatives, ces perturbations ont mis en péril l’approvisionnement énergétique et les communications du pays.

Les prévenus, dont les nationalités n’ont pas été dévoilées, contestent les charges retenues contre eux et remettent en cause la compétence des tribunaux finlandais, arguant que les faits se seraient produits en dehors des eaux territoriales. Le parquet a toutefois souligné que ces actes avaient porté atteinte à des infrastructures essentielles, justifiant ainsi son intervention.

Ces événements s’inscrivent dans un contexte de tensions accrues en mer Baltique, région stratégique où plusieurs incidents similaires ont été recensés ces dernières années. Les infrastructures énergétiques et de communication y sont devenues des cibles potentielles dans un environnement géopolitique marqué par des rivalités croissantes.

L’affaire rappelle notamment les explosions survenues en 2022 sur les gazoducs Nord Stream, dont l’origine reste indéterminée. Par ailleurs, le navire incriminé, l’*Eagle S*, appartiendrait à la « flotte fantôme », un réseau de bateaux souvent utilisés pour contourner les sanctions internationales. Le procès devrait s’ouvrir dans les prochaines semaines.

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