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Shirine Boukli offre à la France sa première médaille à Bakou

La Française a décroché le bronze chez les moins de 48 kg, au terme d’une journée où elle a longtemps cru au titre suprême. Chez les moins de 60 kg, les…

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Shirine Boukli offre à la France sa première médaille à Bakou

La Française a décroché le bronze chez les moins de 48 kg, au terme d’une journée où elle a longtemps cru au titre suprême. Chez les moins de 60 kg, les Bleus sont rentrés bredouilles.

Il fallait une première médaille pour lancer le clan tricolore dans ces championnats du monde de Bakou. C’est Shirine Boukli qui s’y est collée. La judoka sociétaire du FLAM 91 avait de grandes ambitions pour cette journée et l’espoir d’un tout premier titre mondial. Il faudra attendre encore un peu. Sa médaille de bronze n’en reste pas moins une belle performance, la deuxième de sa carrière sur un podium planétaire après l’argent décroché à Doha en 2023.

Sa journée avait pourtant démarré sur les meilleures bases. Face à la Burundaise Signoline Kanyamuneza, elle a fait la course en tête à coups de pénalités adverses, après un premier yuko très rapide, jusqu’à la disqualification de son adversaire. En huitièmes de finale, Catarina Costa a connu le même sort. La Portugaise a écopé de trois pénalités en moins de trois minutes sur le tatami et la porte des quarts de finale s’est ouverte. Sauf que Shirine Boukli a ensuite subi exactement ce qu’elle avait infligé aux autres. Marina Voroboeva a fait déjoué la Française qui, déjà à deux shidos, a commis l’erreur de trop. Le carton rouge a tout changé et l’a fait basculer de la course à l’or vers celle du bronze.

Il fallait alors se relever. Et la native d’Aramon l’a fait. Face à la Brésilienne Clarence Ribeiro, elle a su faire la différence sur un waza-ari, avant de tenir jusqu’au terme du temps réglementaire. Un succès difficile, mais précieux, qui lui ouvrait les portes d’un dernier combat pour le podium. Là se dressait Baasankhüü Bavuudorj, rien de moins que la championne du monde et vice-championne olympique 2024. Les deux combattantes se sont neutralisées durant le temps réglementaire, et le Golden Score a tourné à la course aux pénalités. Ce scénario a souri à la Tricolore.

Chez les moins de 60 kg, l’ambiance est tout autre. Un peu moins de six mois après avoir conquis le titre européen à Tbilissi, Luka Mkheidze est tombé de haut. Entrant directement au deuxième tour, il a croisé le Russe Ayub Bliev pour ses débuts et le combat a mal tourné. Une troisième pénalité, sifflée à deux secondes de la fin du temps réglementaire pour ce que l’arbitre a considéré comme une fausse attaque, l’a éliminé sans même lui laisser l’espoir d’un repêchage. Une décision qu’il n’a pas comprise sur le moment, la frustration en plus.

Romain Valadier-Picard, aligné dans la même catégorie, a lui aussi vu le podium s’éloigner. Sa journée avait bien commencé, avec une victoire au jeu des pénalités face au Hongrois Marton Andrasi. En huitièmes de finale, le Belge Jorre Verstraeten, peu offensif, a fini par accumuler les pénalités et le Parisien a eu le dernier mot au Golden Score. Son parcours s’est poursuivi face à Sherzod Davlatov, pour une place dans le dernier carré, mais ses attaques jugées fausses par l’arbitre ont pesé lourd. Les pénalités ont joué contre lui. En repêchage, face à Giorgi Sardalashvili, la victoire s’est encore décidée sur ce terrain-là, et cette fois encore, elle ne lui a pas souri. Ses espoirs de médaille se sont envolés.

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