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Ryanair tourne le dos à trois aéroports français face à la hausse des taxes

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La compagnie low cost annonce la fin de ses dessertes à Strasbourg, Bergerac et Brive, pointant du doigt une fiscalité jugée dissuasive.

La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a officialisé ce mercredi la suppression de ses liaisons depuis trois aéroports régionaux français. Strasbourg, Bergerac et Brive ne figureront plus parmi ses destinations à compter de l’hiver 2025. Cette décision s’inscrit dans un plan global de réduction de 13 % de sa capacité en France, entraînant la suppression de 750 000 sièges et l’annulation de 25 lignes.

L’entreprise justifie cette mesure par la hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA), passée de 2,63 à 7,4 euros pour les vols intérieurs et européens. Selon Ryanair, cette augmentation de 180 % pénalise la compétitivité de la France face à d’autres pays de l’Union européenne, comme l’Irlande ou l’Espagne, qui n’appliquent pas de telle taxation.

Les conséquences pour les territoires concernés pourraient être significatives. L’Union des aéroports français (UAF) déplore une décision aux répercussions immédiates sur l’économie locale, avec des pertes de revenus pour les aéroports et un impact négatif sur le tourisme. Du côté des pouvoirs publics, le ministre des Transports a reconnu la nécessité de stabiliser la fiscalité aérienne, évoquant des discussions à venir dans le cadre du prochain projet de loi de finances.

Ryanair, de son côté, laisse planer la menace d’un désengagement accru si la situation fiscale ne s’améliore pas. La compagnie évoque la possibilité de réorienter ses investissements vers des marchés plus attractifs, comme la Suède ou la Hongrie. À l’inverse, une baisse des taxes pourrait, selon elle, relancer son développement en France, avec des perspectives de croissance ambitieuses et la création de centaines d’emplois.

Cette annonce relance le débat sur l’équilibre entre politiques environnementales et maintien de la connectivité des territoires, alors que plusieurs pays européens revoient à la baisse leurs dispositifs fiscaux dans le secteur aérien.

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