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Ryanair tourne le dos à trois aéroports français en raison de la hausse des taxes

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La compagnie low-cost réduit drastiquement son offre hexagonale pour l’hiver 2025, pointant du doigt une fiscalité jugée dissuasive.

La compagnie aérienne Ryanair a officialisé ce mercredi une diminution significative de ses activités sur le territoire français. Près de 750 000 sièges seront supprimés lors de la saison hivernale 2025, accompagnés de l’abandon de 25 liaisons. Trois aéroports régionaux – Bergerac, Brive et Strasbourg – perdront définitivement leurs dessertes opérées par la compagnie irlandaise, après le retrait déjà effectif de Vatry au printemps dernier.

Cette décision intervient en réaction à la majoration de 180 % de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA), portée à 7,40 euros pour les vols intérieurs et européens. Ryanair dénonce une distorsion de concurrence au sein de l’Union européenne, où plusieurs États, à l’instar de l’Irlande ou de l’Espagne, exemptent totalement ce type de prélèvement.

Le groupe, qui avait émis des réserves dès l’adoption de cette mesure dans le budget 2025, estime que cette politique fiscale pénalise l’attractivité de la France. Sans revirement des autorités, la compagnie laisse planer la menace d’un désengagement accru à l’horizon 2026, avec un risque de désertification pour les plateformes régionales.

À l’inverse, Ryanair se dit prête à réviser sa stratégie en cas d’abandon pur et simple de la taxe, évoquant un potentiel investissement de 2,5 milliards de dollars et un doublement de son trafic passagers. L’Union des aéroports français avait précédemment alerté sur les conséquences prévisibles de cette hausse, particulièrement critique pour les aéroports dépendant majoritairement du transport low-cost.

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