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Riyad frappée au cœur, le spectre d’un pétrole plus cher pour tous

Depuis plus d’une semaine, la capitale saoudienne encaisse des frappes d’une ampleur inédite, et les explosions se rapprochent du centre-ville. Le Fonds…

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Riyad frappée au cœur, le spectre d'un pétrole plus cher pour tous

Depuis plus d’une semaine, la capitale saoudienne encaisse des frappes d’une ampleur inédite, et les explosions se rapprochent du centre-ville. Le Fonds monétaire international redoute que cette escalade ne fasse grimper le prix du pétrole pour la planète entière.

La capitale saoudienne vit sous un déluge de frappes comme elle n’en avait jamais connu depuis plus d’une semaine. Les explosions ont désormais gagné le centre de Riyad, poussant des habitants à garer leur voiture sur le bas-côté et à lever les yeux vers le ciel. La défense civile a lancé des alertes mettant en garde contre un danger dans la ville et dans la région d’Al-Kharj, plus au sud-est, où se trouve une base aérienne. Les avertissements ont ensuite été levés. Jusqu’ici, la plupart des bombardements visaient des infrastructures en périphérie. Les traces de missile aperçues dans le ciel et les détonations ressenties par la population témoignent d’un rapprochement inquiétant.

Un bâtiment d’Aramco a été touché dans la zone qui abrite le siège du géant pétrolier, à Dhahran, dans l’est du pays. L’incendie est resté limité et n’a fait aucune victime, selon le ministère saoudien de l’Energie. Dans la capitale, quatre personnes ont été blessées par des débris de missile, dont deux femmes et un enfant. La coalition militaire conduite par Riyad affirme de son côté avoir intercepté un missile tiré vers la ville. Les assaillants n’ont pas réagi dans l’immédiat.

Le Fonds monétaire international sonne l’alarme. Les attaques contre l’Arabie saoudite pourraient avoir des répercussions sur les populations partout dans le monde, en renchérissant davantage les cours des hydrocarbures. Premier exportateur de brut mondial et plus grande économie du Moyen-Orient, le royaume paye déjà un lourd tribut au conflit régional, notamment à cause du verrouillage par l’Iran du détroit stratégique d’Ormuz. Une pression qui se répercute bien au-delà de ses frontières.

Sur le terrain, les hostilités ne connaissent aucun répit. La coalition a frappé des installations pétrolières à Sanaa, la capitale yéménite aux mains des Houthis, ainsi que d’autres infrastructures à Saada, fief des combattants près de la frontière saoudienne. Elle avait auparavant appelé les habitants à évacuer en prévision d’une opération spéciale, une première depuis juillet. Les combattants pro-iraniens ont prévenu que toute attaque sur Sanaa entraînerait une riposte douloureuse contre l’ennemi saoudien.

La guerre, qui avait connu une accalmie en 2022, a repris en juillet, sur fond de tensions au Moyen-Orient. En septembre, après une offensive éclair, les Houthis se sont emparés du littoral yéménite sur la mer Rouge, renforçant leur mainmise sur le détroit de Bab el-Mandeb. Malgré les frappes de l’aviation saoudienne, les forces gouvernementales peinent à reconquérir les territoires perdus, tandis que les combattants pro-iraniens resserrent leur étau sur Taëz, troisième ville du pays.

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