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Primaire socialiste, le torchon brûle entre Faure et Glucksmann à la veille du vote

Deux visions s’affrontent au sein de la primaire sociale-démocrate. Olivier Faure reproche à Raphaël Glucksmann une ligne trop centriste, quand ce dernier…

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Primaire socialiste, le torchon brûle entre Faure et Glucksmann à la veille du vote

Deux visions s’affrontent au sein de la primaire sociale-démocrate. Olivier Faure reproche à Raphaël Glucksmann une ligne trop centriste, quand ce dernier assure qu’il portera bien les couleurs du Parti socialiste.

La veille du premier tour, Olivier Faure a attaqué frontalement. Jeudi, il a reproché à Raphaël Glucksmann de défendre ce qu’il décrit comme une option centriste face à une option de gauche. Pour lui, le clivage est net et il n’y a pas de terrain d’entente possible. Il l’a dit sans détour, on ne peut pas prétendre vouloir transformer la vie des gens tout en faisant comme si les écologistes, les communistes ou les ex-insoumis n’existaient pas. Ces formations, il les qualifie de partenaires naturels, et c’est précisément avec elles qu’il dit avoir toujours voulu avancer.

Le candidat socialiste refuse ce qu’il appelle une politique de rafistolage, une manière de prolonger le « en même temps » sans rupture ni force. Un choix de société, donc, plus qu’une simple querelle de personnes. Il se range ainsi derrière Ségolène Royal, autre candidate du scrutin, qui prévoit rien de moins que la disparition du Parti socialiste en cas de victoire de Raphaël Glucksmann. Olivier Faure pousse la logique plus loin. Il évoque un effacement du PS à la présidentielle et souligne ce que cela aurait d’inédit. Jamais un socialiste ne s’est absenté de cette élection, rappelle-t-il.

Raphaël Glucksmann n’a pas tardé à répondre. Lui, se présente sans ambiguïté comme le candidat du Parti socialiste, un rôle qu’il dit avoir déjà tenu. Il met en avant ses deux campagnes à la tête de la liste socialiste aux européennes. Il énumère aussi ses appuis, le président du groupe à l’Assemblée Boris Vallaud, son homologue du Sénat Patrick Kanner, des présidents de régions socialistes, des élus locaux et des militants. De quoi contester la lecture de son adversaire, qui le range dans un autre camp.

Le verdict appartient maintenant aux votants. Environ 140 000 personnes sont appelées à départager les candidats, avec un premier tour organisé vendredi et samedi. Cinq noms figurent sur la ligne de départ. Outre Olivier Faure, Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal, les députés Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel briguent aussi le rôle. Le résultat dira quelle direction le parti veut prendre, et avec qui il compte avancer.

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