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Paris s’apprête à trancher : un ultime débat cristallise les lignes de fracture
À trois jours du second tour, les trois finalistes pour la mairie de Paris se sont affrontés lors d’une joute télévisée unique, où les stratégies d’alliances et les héritages politiques ont dominé les échanges.
Emmanuel Grégoire, arrivé en tête au premier tour, a d’emblée redéfini les frontières du duel. Il a désigné Rachida Dati comme son unique adversaire, reléguant la candidate insoumise Sophia Chikirou au rang de simple concurrente. Le candidat de la gauche unie a vivement reproché à sa rivale de droite de bénéficier, selon lui, du soutien de l’extrême droite, un appui qu’il a qualifié de « faute morale » dans la perspective de l’échéance présidentielle de 2027. La ministre de la Culture a rétorqué en l’accusant de mensonge, tout en appelant une nouvelle fois les électeurs à opérer une alternance à l’Hôtel de Ville.
De son côté, Sophia Chikirou, dont le maintien a complexifié la configuration du second tour, s’est présentée comme la seule opposition authentique à Rachida Dati. Elle a reproché aux deux favoris de mener des politiques qu’elle estime éloignées des enjeux sociaux et écologiques, tout en promettant un effort financier supplémentaire pour le secteur périscolaire. Ce dernier thème, ébranlé par des révélations récentes, a occupé une place importante dans les discussions. Emmanuel Grégoire a assuré vouloir « tout remettre à plat » sur ce dossier sensible.
Les sujets traditionnels de campagne, du logement à la sécurité en passant par la fiscalité, ont également été abordés lors de ce long face-à-face, souvent marqué par des interruptions et des passes d’armes vives. Rachida Dati a évoqué une baisse de la taxe foncière, sans en préciser le montant, tandis que Sophia Chikirou a plaidé pour une mobilisation accrue en faveur des sans-abri.
L’ombre de la maire sortante, Anne Hidalgo, a plané sur les échanges. Les deux candidates ont régulièrement renvoyé Emmanuel Grégoire à l’héritage et au bilan de l’équipe sortante. L’ancien premier adjoint a assumé cette filiation, se déclarant fier de cet héritage de la gauche parisienne. Les procédures judiciaires en cours concernant deux des candidates ont également été effleurées, chacune minimisant les affaires qui les concernent.
Ce débat, initialement conçu pour un duel et finalement élargi à la candidate insoumise après une saisine du régulateur, aura été la seule confrontation directe entre les trois prétendants avant le scrutin décisif de dimanche. Il a surtout mis en lumière les calculs stratégiques et les lignes de clivage qui structurent cette ultime phase de la campagne.
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