Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Panama Papers, dix ans après : 271 millions d’euros réclamés par le fisc français

Article

le

Une décennie après les révélations, l’administration fiscale française a établi des redressements substantiels dans plus de deux cents dossiers liés aux sociétés offshore.

Les services de la Direction générale des finances publiques ont achevé l’examen de plusieurs centaines de dossiers en lien avec les Panama Papers. Leur bilan, arrêté à la fin de l’année dernière, fait état de sommes importantes. Pour deux cent trente procédures closes, les droits et pénalités établis par l’administration atteignent un total de 271 millions d’euros. Ce chiffre représente le montant des régularisations et des contrôles finalisés, et non la somme effectivement recouvrée par l’État à ce stade.

L’affaire avait éclaté au printemps 2016 à la suite de la diffusion massive de documents internes au cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. Ces archives confidentielles, comprenant plus de onze millions de fichiers, détaillaient les montages de milliers de sociétés écrans. Elles avaient mis en lumière les pratiques d’une clientèle internationale composée de personnalités politiques, de dirigeants d’entreprise et de fortunes privées, soupçonnées de dissimuler des actifs au regard des autorités fiscales de leurs pays.

Depuis cette révélation, les services fiscaux français ont engagé des investigations sur plus de six cents dossiers. Le Panama, État d’Amérique centrale, avait alors été pointé du doigt pour son rôle de place forte dans l’architecture de l’évasion fiscale mondiale. Selon plusieurs organisations non gouvernementales, l’utilisation de ces dispositifs offshore par les grandes fortunes pour soustraire des actifs à l’impôt demeure une pratique répandue, malgré le retentissement de l’affaire.

Les montants abrités dans les paradis fiscaux et les comptes non déclarés représenteraient encore plusieurs milliers de milliards de dollars à l’échelle globale. Les procédures engagées par la France illustrent la complexité et la durée des travaux nécessaires pour traiter les conséquences fiscales de ces révélations.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus