Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Nouvelle escalade militaire dans la banlieue sud de Beyrouth

Article

le

_**Les forces israéliennes ont mené de nouvelles frappes aériennes contre la capitale libanaise au petit matin, dans un contexte d’intensification des hostilités à la frontière.**_

Des explosions puissantes ont retenti samedi à l’aube dans les quartiers sud de Beyrouth, accompagnées d’épais panaches de fumée. L’armée israélienne a indiqué viser des installations attribuées au Hezbollah. Cette action intervient après la destruction, la veille, d’un pont stratégique enjambant le fleuve Litani dans l’est du pays, le sixième du genre à être ciblé depuis le début des opérations. Les autorités libanaises rapportent que deux personnes ont perdu la vie et une quinzaine d’autres ont été blessées dans une attaque distincte survenue à Sohmor, au moment où des fidèles quittaient un lieu de culte.

Parallèlement, la Force intérimaire des Nations unies au Liban a fait état de trois casques bleus indonésiens blessés, dont deux grièvement, suite à une explosion survenue dans l’une de ses installations dans le sud. L’origine de cet incident n’a pas été établie avec certitude. Ces événements surviennent quelques jours après la mort de trois autres soldats de la paix de même nationalité dans la même région. Le bilan humain global du conflit, selon les chiffres officiels, s’élève désormais à plusieurs centaines de victimes civiles et a provoqué le déplacement d’une partie importante de la population.

Les affrontements entre Israël et le Hezbollah se sont intensifiés depuis plusieurs semaines, entraînant une extension des opérations terrestres israéliennes dans le sud libanais. L’armée israélienne justifie ses frappes sur les axes de communication, notamment les ponts, par la nécessité d’entraver les mouvements et le ravitaillement du mouvement chiite. Les autorités libanaises et les observateurs internationaux s’inquiètent des conséquences humanitaires de ces destructions d’infrastructures et des risques d’une expansion géographique du conflit.

Dans la capitale, la vie tente de suivre son cours malgré la tension. Vendredi, des fidèles chrétiens se sont rassemblés pour célébrer l’office religieux dans des églises de la banlieue sud, exprimant pour certains un sentiment de résignation face à un cycle de violences récurrent et le souhait de ne pas être entraînés dans un conflit qu’ils estiment ne pas être le leur.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus