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Mélenchon affiche un soutien sans faille à la Jeune Garde et durcit le ton contre les médias
Lors d’un meeting de campagne à Lyon, le leader de La France insoumise a défendu le mouvement antifasciste, au cœur des polémiques, et a réitéré sa défiance envers la presse traditionnelle.
Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé son soutien au mouvement de la Jeune Garde, jeudi soir, lors d’un rassemblement électoral organisé à Lyon. Le fondateur de La France insoumise (LFI) a catégoriquement rejeté les demandes de dissolution de ce collectif, qu’il a qualifié d’organisation non criminelle. Cette prise de position intervient dans un contexte de vives tensions, après la mort d’un militant d’extrême droite, Quentin Deranque, un événement qui a placé le mouvement antifasciste sous le feu des critiques.
Devant un auditoire de plusieurs milliers de sympathisants, le dirigeant insoumis a estimé que la formation dispensée par la Jeune Garde n’incitait pas à la violence mortelle. Il a toutefois appelé à la prudence, soulignant l’imprévisibilité des affrontements physiques. La candidate LFI aux municipales lyonnaises, Anaïs Belouassa-Cherifi, a pour sa part cité Martin Luther King, se présentant comme la candidate de l’antifascisme tout en évoquant les limites de la violence. L’assistance a scandé à plusieurs reprises le slogan « Siamo tutti antifascisti », une marque de soutien appuyée au mouvement.
La soirée a également été l’occasion pour Jean-Luc Mélenchon de renouveler ses attaques contre les médias traditionnels, qu’il a accusés de mensonge. Il a justifié la politique d’accréditation restrictive mise en place par son mouvement, privilégiant les supports numériques, et a invité le public à se détourner des chaînes d’information en continu comme BFMTV pour suivre ses interventions sur ses propres canaux.
Ces déclarations surviennent alors que des voix s’élèvent au sein même de la gauche pour demander des clarifications. Plusieurs personnalités, dont François Ruffin et Marine Tondelier, ont récemment appelé à la démission du député LFI Raphaël Arnault, dont un collaborateur est mis en examen dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque. Le sénateur écologiste Yannick Jadot, présent à Lyon pour soutenir les sortants, a quant à lui exhorté Jean-Luc Mélenchon à condamner sans ambiguïté les méthodes de la Jeune Garde.
Parallèlement, la campagne municipale entre dans sa phase décisive avec la clôture du dépôt des listes. Des rebondissements ont marqué les derniers jours, comme à Marseille où une adjointe au maire a monté sa propre liste à la suite d’un désaccord. À Pau, François Bayrou a présenté son programme en vue de sa réélection. Ces développements illustrent les recompositions en cours à quelques semaines du premier tour.
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