Europe
Meghan et Harry renouent avec la foule britannique à Nottingham
Le duc et la duchesse de Sussex ont retrouvé le public britannique le temps d’une matinée, main dans la main et sous les applaudissements. Une sortie très…


Le duc et la duchesse de Sussex ont retrouvé le public britannique le temps d’une matinée, main dans la main et sous les applaudissements. Une sortie très attendue, six ans après leur installation aux États-Unis.
Le couple s’est offert un bain de foule comme il n’en avait plus connu depuis longtemps. Jeudi, dans le centre de l’Angleterre, Meghan et Harry sont arrivés en voiture à Nottingham sous les applaudissements, avant de s’avancer tout sourire, main dans la main, vers des habitants massés derrière les barrières. Selfies avec les plus jeunes, embrassades, échanges spontanés. Le duo a pris son temps, visiblement ravi de ces retrouvailles avec le public.
Le lieu n’a rien d’anodin. C’est ici que le couple avait effectué sa toute première apparition commune après l’annonce de ses fiançailles, en 2017. « C’est super d’être de retour », s’est réjoui Meghan. Son mari a lui aussi savouré l’instant, jugeant « très sympa » ces moments partagés avec les habitants.
Au programme de la journée, trois organisations caritatives locales, tournées vers la jeunesse, le sport ou la lutte contre la précarité alimentaire. Après une halte dans un studio d’enregistrement, la duchesse a participé à un atelier de fabrication de bracelets avec de jeunes filles, conçu pour les aider à gagner en confiance.
Ce retour au contact du public marque un vrai changement de rythme. Installés depuis fin août au Royaume-Uni avec leurs deux enfants, Archie et Lilibet, après six années passées outre-Atlantique, Harry et Meghan s’étaient faits très discrets dans la région bucolique des Cotswolds, au nord-ouest de Londres. Le prince a enchaîné seul plusieurs engagements pour des associations qu’il parraine ou soutient. Le palais de Buckingham a précisé que ces activités caritatives se dérouleraient « à titre privé ».
Le même jour, Charles III prononçait un discours au Parlement gallois pour son ouverture solennelle, une première depuis le début de son règne. Le souverain y a rappelé son « lien particulier » avec cette nation, lui qui a porté le titre de prince de Galles pendant des décennies avant de le transmettre à son fils et héritier, William.
Leur installation surprise a en revanche rouvert un dossier sensible, celui de leur sécurité. Le couple, parti du Royaume-Uni en 2020 sur fond de tensions avec la monarchie, estime avoir droit à une protection financée. La commission chargée de la sécurité des personnalités, qui privilégiait jusqu’ici une évaluation au cas par cas, s’est réunie début septembre pour examiner en détail les menaces pesant sur le prince et sa famille. Pour l’heure, les Sussex font appel à des agents privés.
Fin septembre, le porte-parole d’Harry a fustigé le comportement « irresponsable » de paparazzi aperçus aux abords de l’école de ses enfants, quelques jours seulement après la rentrée. Le couple avait même dû changer ses enfants d’établissement pour des raisons de sécurité. Lundi, la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a annoncé un réexamen d’urgence des mesures de protection des personnalités publiques, dont les membres de la famille royale, après le meurtre d’une ancienne députée conservatrice cet été.
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