Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Méduses paralysent la centrale nucléaire de Gravelines

Article

le

Quatre réacteurs stoppés net après l’envahissement des circuits de refroidissement par une prolifération marine inattendue.

La centrale nucléaire de Gravelines, dans le Nord, a dû interrompre le fonctionnement de quatre de ses six réacteurs suite à un phénomène naturel inhabituel. Des bancs de méduses ont obstrué les systèmes de filtration des pompes alimentant les circuits de refroidissement, déclenchant des arrêts automatiques des unités concernées dans la nuit de dimanche à lundi.

Selon les informations disponibles, les procédures de sécurité ont parfaitement fonctionné, garantissant l’intégrité des installations et l’absence de tout impact environnemental. Les équipes techniques s’affairent désormais à nettoyer les filtres et à procéder aux vérifications nécessaires avant tout redémarrage.

Cette interruption intervient alors que les deux réacteurs restants étaient déjà à l’arrêt pour maintenance programmée, plaçant momentanément l’ensemble du site hors production. D’une capacité totale de 5 400 mégawatts, Gravelines représente le plus important parc nucléaire d’Europe occidentale.

Ce type d’incident, bien que rare, n’est pas inédit. Plusieurs centrales côtières dans le monde ont déjà connu des arrêts similaires liés à l’accumulation de méduses ou d’autres organismes marins. Les experts soulignent la robustesse des protocoles de sûreté face à ces aléas naturels imprévisibles.

Le site, qui devrait accueillir deux nouveaux réacteurs EPR d’ici 2040, illustre les défis posés par l’exploitation d’infrastructures énergétiques en milieu marin. Les opérateurs doivent composer avec des paramètres environnementaux complexes tout en maintenant des standards de sécurité absolus.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus