Culture
Matthieu Blazy orchestre une traversée du temps pour Chanel
_**Le directeur artistique de la maison a présenté sa collection automne-hiver 2026-2027 au Grand Palais, proposant une relecture de l’héritage de la griffe, entre hommage et projection vers l’avenir.**_
L’exercice de la première collection pour une maison aussi emblématique que Chanel est désormais derrière lui. Matthieu Blazy a dévoilé, ce lundi dans la nef du Grand Palais, sa vision pour la saison automne-hiver 2026-2027. Le créateur a choisi de déployer une réflexion approfondie sur l’histoire de la maison, depuis ses origines jusqu’à une interprétation contemporaine, en prenant pour fil rouge le tailleur iconique.
Le parcours proposé était chronologique, évoquant successivement les lignes basses et les robes-colliers des années folles, puis les formes sculpturales des années soixante, avant de se projeter vers des silhouettes actuelles et futuristes. Le tweed, décliné dans des teintes vives et iridescentes, a été travaillé pour gagner en légèreté et en fluidité, selon les notes du créateur. La silhouette s’est également affirmée par des emprunts au vestiaire masculin, avec des vestes aux épaules marquées portées larges, offrant un contraste avec les lignes plus structurées traditionnelles.
Matthieu Blazy a défini sa démarche comme une quête de liberté pour les femmes, leur permettant d’incarner différentes facettes de leur personnalité. Le premier rang réunissait des personnalités variées, de la rappeuse Jennie à l’actrice Margot Robbie, en passant par l’astronaute Claudie Haigneré, présentée par le créateur comme sa première muse alors qu’il était encore étudiant.
La représentation de la femme mûre a constitué un axe notable de ce défilé. Le mannequin Stéphanie Cavalli, âgée de cinquante ans, en a assuré l’ouverture, suivie par une dizaine d’autres modèles de plus de quarante ans. Le styliste a expliqué ce choix par la profondeur et l’expérience de vie que ces femmes apportent à la présentation des vêtements.
Cette présentation coïncidait avec l’arrivée en boutique de la première collection prêt-à-porter de Matthieu Blazy pour Chanel, commercialisée depuis octobre dernier, suscitant un vif intérêt auprès de la clientèle. Dans un contexte économique plus contraint pour le secteur du luxe, la production du défilé semblait refléter une certaine sobriété. Les traditionnels goodies avaient disparu des bancs, et la scénographie, épurée, reposait sur des structures métalliques et un sol vinylique évoquant l’œuvre de Monet, loin des installations spectaculaires des saisons précédentes.
Parallèlement, la semaine parisienne s’est poursuivie avec d’autres rendez-vous marquants, dont la deuxième collection de Duran Lantink pour Jean Paul Gaultier, inspirée par Marlène Dietrich. Quelques jours plus tôt, Jonathan Anderson avait présenté une collection très remarquée pour Dior, saluée par la critique spécialisée pour son équilibre entre sophistication et accessibilité.
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