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L’ombre de la guerre s’étend, les tensions s’exacerbent

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Le conflit régional entre dans une phase critique, marquée par une escalade des frappes, des ultimatums et des mobilisations civiles, tandis que la diplomatie tente de trouver une issue.

Les hostilités se sont intensifiées ce dimanche, la sixième semaine du conflit ayant débuté fin février. Le Koweït a signalé avoir été la cible d’une attaque combinée de missiles et de drones, subissant dans la foulée des dommages importants sur un complexe ministériel à la suite d’une frappe attribuée à l’Iran. Parallèlement, l’ancien président américain Donald Trump a adressé un avertissement à Téhéran, lui accordant un délai de quarante-huit heures avant de promettre des représailles d’une grande sévérité. Les autorités iraniennes ont immédiatement rejeté ces propos, les qualifiant d’inconsidérés et témoignant selon elles de l’impuissance de Washington.

Sur le terrain, les frappes aériennes se sont poursuivies. Un site pétrochimique situé dans le sud-ouest de l’Iran a été touché, un bilan faisant état de cinq victimes. L’armée israélienne a pour sa part annoncé son intention de cibler une zone frontalière entre la Syrie et le Liban, enjoignant aux civils de quitter les lieux. Dans le sud du Liban, des frappes ont coûté la vie à deux enfants, portant un coup supplémentaire à une population civile déjà éprouvée. Un soldat israélien a également perdu la vie dans cette région, portant à onze le nombre de militaires israéliens tués depuis le début des affrontements avec le Hezbollah.

La défense aérienne israélienne a été activée à plusieurs reprises, interceptant un missile tiré depuis le Yémen et faisant face à de nouvelles menaces aériennes en provenance d’Iran. Par ailleurs, Téhéran a annoncé un assouplissement partiel du blocus qu’il impose au détroit d’Ormuz, en autorisant le passage des navires irakiens.

La contestation de la guerre gagne du terrain. À Tel-Aviv, plus d’un millier de personnes ont manifesté pour réclamer la fin des opérations militaires avant d’être dispersées. En Irak, des dizaines de milliers de partisans du religieux Moqtada Sadr se sont rassemblés dans la capitale et à travers le pays pour condamner l’action des États-Unis et d’Israël.

Sur le front diplomatique, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a achevé une tournée dans le Golfe, rencontrant successivement les dirigeants qatari et émirati pour évoquer une cessation des hostilités et la crise énergétique. Enfin, les autorités américaines ont annoncé l’arrestation sur leur sol de deux femmes présentées comme des parentes de l’ancien général iranien Qassem Soleimani, une information contestée par certains médias iraniens.

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