Société
Le 5 novembre, salariés, jeunes et retraités appelés à descendre dans la rue pour les salaires et les pensions
Quatre syndicats appellent les salariés du public et du privé, les jeunes et les retraités à faire grève et à manifester le 5 novembre. Ils réclament des…


Quatre syndicats appellent les salariés du public et du privé, les jeunes et les retraités à faire grève et à manifester le 5 novembre. Ils réclament des négociations salariales, une revalorisation des pensions et une hausse des aides sociales.
La CGT, Force ouvrière, l’Unsa et la FSU ont signé un appel commun à la mobilisation, fixé au 5 novembre en France. Le mot d’ordre est large, et il vise plusieurs publics à la fois. Les salariés du secteur public comme du privé sont concernés, mais aussi les jeunes et les retraités. Trois exigences reviennent dans l’appel. Ouvrir de vraies négociations sur les salaires. Revaloriser les pensions de retraite. Relever le montant des aides sociales.
Ce rendez-vous arrive dans un contexte déjà agité. Depuis le 21 septembre, les lycéens et les étudiants font entendre leur colère, et le mouvement s’installe dans la durée. Il a été marqué par des heurts avec les forces de l’ordre, des dégradations et des débordements qui ont fait plusieurs dizaines de blessés. Les organisations syndicales affirment ne pas vouloir parler à la place des jeunes. Dans leur communiqué commun, elles écrivent partager leurs revendications pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité, tout en rappelant leur attachement à l’indépendance du mouvement lycéen. Une nouvelle journée de mobilisation des organisations lycéennes et étudiantes est annoncée, et certains syndicats, la CGT en tête, ont prévu de s’y joindre.
Le calendrier social s’était déjà emballé le 29 septembre, avec une première journée de grèves et de manifestations dans la fonction publique. Cette fois, l’appel s’élargit bien au-delà des agents publics. Les syndicats dressent un constat sombre de la situation des ménages. « Les travailleurs et les travailleuses vivent un déclassement inédit. Carburant, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité… tout augmente sauf les salaires et les pensions. Notre pays est au bord de la récession », écrivent-ils, en dénonçant un projet de budget pour 2027 qui, selon eux, « aggrave la situation ».
Ce projet prévoit 43 milliards d’euros de « mesures de redressement » des finances publiques. Les retraités y contribuent à hauteur de 5,5 milliards d’euros. Le point d’indice, qui sert de base au calcul de la rémunération des fonctionnaires, sera gelé. Les aides personnelles au logement ne seront pas revalorisées non plus, alors qu’elles constituent un soutien important pour les étudiants. L’Assemblée nationale, où le gouvernement ne dispose pas de majorité, entame l’examen du projet de loi de finances le 13 octobre. La journée du 5 novembre se placera donc juste après le début des débats, dans une séquence où les revendications sociales et le budget vont se percuter.
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