Monde
La cheffe du gouvernement japonais défend la primogéniture masculine pour le trône
Sanae Takaichi, première femme à diriger le pays, a exprimé son opposition à une réforme qui permettrait aux femmes d’accéder à la fonction impériale, s’alignant sur les conclusions d’un rapport d’experts.
La Première ministre a indiqué devant la Diète qu’elle respectait les recommandations d’un groupe de spécialistes, selon lesquelles l’éligibilité au trône du Chrysanthème doit rester limitée aux seuls descendants masculins en ligne directe. Cette prise de position intervient dans un contexte de vifs débats sur l’avenir de la succession, alors que la dynastie ne compte qu’un unique héritier masculin de la jeune génération.
Mme Takaichi avait auparavant qualifié cette question de prioritaire, appelant à des discussions approfondies pour garantir la pérennité de l’institution. Parmi les pistes évoquées figure la possibilité de réintégrer, par le biais d’une adoption, des membres masculins de branches collatérales éloignées de la famille impériale. Le prince Hisahito, neveu de l’empereur régnant Naruhito et deuxième dans l’ordre de succession, demeure ainsi le seul espoir de continuité dynastique selon les règles actuelles.
L’institution impériale, dépourvue de pouvoir politique mais dotée d’une forte portée symbolique, est régie par une loi de la maison impériale datant de 1947. Celle-ci réserve la succession aux seuls princes. Bien que des sondages indiquent un soutien majoritaire de l’opinion publique à l’idée d’une impératrice régnante, les traditionalistes considèrent que la lignée masculine ininterrompue, qui remonterait à plus de deux millénaires selon la mythologie shinto, constitue un pilier fondamental de l’identité nationale.
Le débat n’est pas nouveau. Une commission gouvernementale avait, en 2005, préconisé d’instaurer la primogéniture sans distinction de sexe, une proposition rendue caduque par la naissance du prince Hisahito l’année suivante. Plus récemment, un panel d’experts a suggéré de permettre aux princesses, actuellement contraintes de quitter la famille impériale en cas de mariage avec un roturier, de conserver leurs fonctions officielles après leur union.
Les défenseurs du statu quo invoquent la stabilité nationale, craignant qu’une modification des règles ne provoque des divisions. L’histoire du Japon compte pourtant plusieurs souveraines, la dernière ayant régné au XVIIIe siècle. Les pressions pesant sur les femmes de la famille impériale, qu’il s’agisse de la pression pour engendrer un héritier mâle ou du poids des médias, ont régulièrement été pointées du doigt, illustrant les tensions entre tradition et évolution sociétale.
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