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Économie

Greta Thunberg et Extinction Rebellion ciblent le système financier norvégien

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Une opération de désobéissance civile de grande ampleur vise les institutions bancaires d’Oslo pour dénoncer leurs investissements dans les énergies fossiles et leur implication dans le conflit israélo-palestinien.

Des militants écologistes menés par la Suédoise Greta Thunberg ont perturbé ce vendredi le fonctionnement de plusieurs établissements financiers de la capitale norvégienne. Leurs actions simultanées ont ciblé la Banque centrale de Norvège ainsi que le siège de DNB, la principale banque du pays. Les manifestants réclament un désengagement immédiat des investissements liés aux énergies fossiles et aux entreprises opérant dans les territoires palestiniens.

Cette initiative s’inscrit dans une campagne de mobilisation préélectorale orchestrée par le mouvement Extinction Rebellion, qui entend influencer le débat public à l’approche des législatives de septembre. La Norvège, premier producteur d’hydrocarbures d’Europe occidentale, fait l’objet de critiques récurrentes concernant sa politique énergétique. Aucune formation politique majeure ne propose pour l’instant une sortie définitive des combustibles fossiles.

Les activistes ont temporairement bloqué l’accès au bâtiment de la Banque centrale, gestionnaire du fonds souverain national, qu’ils accusent de soutenir financièrement des entreprises impliquées dans l’occupation des territoires palestiniens. Parallèlement, un autre groupe a investi les locaux de DNB pour dénoncer son rôle de premier financeur nordique des projets pétroliers et gaziers.

Selon les organisateurs, DNB consacrerait près de trois fois plus de fonds aux énergies fossiles que sa concurrente directe. Les manifestants estiment que ces investissements contribuent directement à l’aggravation de la crise climatique. Les forces de l’ordre sont intervenues en milieu de journée pour évacuer la plupart des militants et rétablir la circulation aux abords des sites concernés.

Cette action constitue le dernier volet d’une série de mobilisations qui ont touché ces derniers jours des infrastructures énergétiques et des axes routiers majeurs, confirmant la stratégie de pression du mouvement écologiste en amors du scrutin législatif.

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