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Giorgia Meloni en mission diplomatique dans le Golfe pour sécuriser l’approvisionnement énergétique de l’Italie

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La cheffe du gouvernement italien effectue une visite non annoncée en Arabie saoudite, premier déplacement d’un dirigeant occidental dans la région depuis le début du conflit. Cette tournée vise à consolider des partenariats stratégiques face aux tensions régionales.

Giorgia Meloni a entamé ce vendredi une série de rencontres officielles en Arabie saoudite. Ce déplacement, organisé sans annonce préalable, constitue la première visite d’un responsable politique issu de l’Union européenne ou de l’Alliance atlantique dans la péninsule arabique depuis l’escalade des hostilités au Moyen-Orient. La Première ministre a été accueillie à Djeddah par des représentants de la famille royale saoudienne.

L’ordre du jour de cette mission diplomatique inclut des entretiens avec des hauts responsables saoudiens, qataris et émiratis. La possibilité que la dirigeante italienne se rende également au Qatar et aux Émirats arabes unis n’est pas exclue, bien que son programme exact n’ait pas été dévoilé. Ces trois nations ont récemment fait l’objet de tirs de projectiles en provenance d’Iran, des actions présentées comme des représailles à des opérations militaires conduites par Israël et les États-Unis.

Selon des informations gouvernementales, l’objectif principal de cette initiative est de renforcer les liens bilatéraux avec ces partenaires du Golfe et d’exprimer le soutien de Rome face aux récentes attaques. Un autre volet essentiel concerne la sécurité énergétique de l’Italie, qui dépend largement des importations d’hydrocarbures. La région représente en effet une source d’approvisionnement cruciale en pétrole et en gaz naturel pour l’économie transalpine.

Le gouvernement italien, confronté à une hausse préoccupante des coûts de l’énergie, a pris des mesures temporaires pour alléger la fiscalité sur les carburants jusqu’au début du mois de mai. Cette visite s’inscrit dans une séquence d’efforts diplomatiques consacrés à la question énergétique. Giorgia Meloni s’était ainsi rendue en Algérie fin mars, un pays qui assure déjà près d’un tiers des besoins italiens en gaz, afin d’explorer les possibilités d’augmenter les volumes importés.

Interrogée sur les relations transatlantiques, la cheffe du gouvernement a réaffirmé sa conviction que l’Europe avait peu à gagner d’une distanciation avec Washington. Elle a toutefois précisé que la défense des intérêts nationaux italiens demeurait la priorité absolue, n’hésitant pas à exprimer publiquement ses désaccords lorsque la situation l’exige. La Première ministre, considérée comme l’une des dirigeantes européennes les plus en phase avec l’administration américaine actuelle, a ainsi souligné la nécessité d’une position autonome sur ce dossier.

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