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Économie

Fromages contaminés à la listériose_ _les autorités face à une gestion controversée

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Les produits laitiers incriminés n’ont révélé aucune trace de bactérie depuis mi-juin, selon le ministère de l’Agriculture. Pourtant, des rappels massifs ont été ordonnés en août après la détection de cas humains.

Les services de l’État ont confirmé qu’aucune contamination n’avait été identifiée dans les fromages concernés au cours du mois suivant la première alerte, survenue le 12 juin. Malgré cette absence de résultats positifs aux contrôles, une décision de retrait préventif a été prise début août, suite à la corrélation établie entre certains produits et plusieurs infections à la listériose.

Vingt et une personnes, dont deux ont succombé, présentent un lien épidémiologique avec la consommation de fromages au lait pasteurisé issus de la fromagerie Chavegrand. Les victimes, âgées de 34 à 95 ans, résident sur la quasi-totalité du territoire français, à l’exception des Pays de la Loire. Les produits incriminés, comprenant notamment des camemberts et des fromages de chèvre, ont été distribués en grande surface jusqu’au 9 août, y compris à l’étranger.

L’entreprise a assuré que les articles rappelés provenaient d’une ancienne chaîne de production, désormais hors service depuis début juin. Une nouvelle ligne, soumise à des analyses intensives, n’a jusqu’ici révélé aucune présence de Listeria. Les investigations se poursuivent, bien que les souches bactériennes retrouvées chez les patients et sur le premier échantillon contaminé présentent des similitudes génétiques frappantes.

Cette affaire a suscité des critiques quant à la réactivité des pouvoirs publics. Des associations dénoncent un délai jugé excessif entre la détection initiale et les mesures de rappel, évoquant un manque de transparence. Le ministère a rappelé que la responsabilité première incombait aux industriels, les autorités intervenant en appui pour superviser la gestion des risques.

La polémique ravive le souvenir du scandale Lactalis, alimentant les demandes pour un renforcement des obligations légales en matière d’information et de retrait des produits. Les ONG réclament une communication plus proactive de la part des fabricants et distributeurs, afin d’éviter que de tels retards ne se reproduisent.

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