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Face aux coups de Trump, l’Europe promet à Zelensky de ne pas le lâcher

Les dirigeants des Vingt-Sept ont assuré au président ukrainien qu’ils ne retireraient ni leur appui ni les sanctions visant Moscou. Un message d’autant…

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Face aux coups de Trump, l'Europe promet à Zelensky de ne pas le lâcher

Les dirigeants des Vingt-Sept ont assuré au président ukrainien qu’ils ne retireraient ni leur appui ni les sanctions visant Moscou. Un message d’autant plus insistant que Donald Trump multiplie les critiques contre Kiev, que Volodymyr Zelensky ressent comme une trahison.

L’Union européenne a voulu envoyer un signal limpide à Volodymyr Zelensky. Reçu au sommet des Vingt-Sept, le président ukrainien a une nouvelle fois entendu que les Européens ne comptaient pas le laisser tomber. Antonio Costa, qui préside le Conseil européen, n’a pas mâché ses mots. Le moment n’est pas venu de lâcher l’Ukraine, ni d’alléger les sanctions qui pèsent sur la Russie. Ursula von der Leyen, à la tête de la Commission, a mis les points sur les i. Aucune mesure de contrainte ne sera levée tant que Moscou n’aura pas cessé les combats. Zelensky, lui, a affiché sa reconnaissance envers ces partenaires qu’il voit comme de vrais dirigeants, présents depuis le premier jour de la guerre.

Ce soutien affiché dit aussi l’embarras du côté de Washington. La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas ne s’en est pas caché, le dialogue avec les alliés américains traverse une passe compliquée. Le Premier ministre néerlandais Rob Jetten a observé que ces frictions entre Washington et Kiev se multiplient depuis dix-huit mois. À ses yeux, l’Europe reste toutefois le pilier sur lequel s’appuyer pour que personne ne perde le fil.

Les derniers jours ont été éprouvants pour Kiev. Volodymyr Zelensky a essuyé de vives critiques de Donald Trump autour des frappes ukrainiennes visant des raffineries russes. Le président américain a jugé ces attaques honteuses, estimant que d’autres cibles étaient disponibles. Il a même affirmé qu’il était plus compliqué de travailler avec son homologue ukrainien qu’avec Vladimir Poutine, dont il ne cache pas l’admiration, et a réclamé à plusieurs reprises le départ de Zelensky. Derrière ces sorties, un contexte électoral. Les élections de mi-mandat approchent outre-Atlantique et la flambée des prix des carburants, consécutive à la guerre contre l’Iran, met le président américain en difficulté. Il en attribue pourtant la responsabilité à l’Ukraine.

À Bruxelles, le dirigeant ukrainien a multiplié les rendez-vous. Il s’est d’abord entretenu en tête-à-tête avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, pour réclamer d’urgence des missiles intercepteurs et des munitions, alors que les bombardements russes redoublent. Volodymyr Zelensky a aussi plaidé pour que la pression ne retombe pas sur Moscou. Toute l’Europe souhaite la fin de cette guerre, a-t-il insisté, mais cela passera par des gestes forts, davantage de contraintes réelles sur la Russie et un appui militaire renforcé pour son pays. Emmanuel Macron a abondé dans ce sens, jugeant capital de donner à l’Ukraine les moyens de se défendre.

Reste une dépendance que Kiev ne peut pas contourner. Les autorités ukrainiennes déplorent de ne plus être prévenues à l’avance des attaques russes imminentes et pointent des restrictions dans l’usage des services satellitaires de SpaceX, essentiels à leur armée. Dans un entretien, Volodymyr Zelensky a affirmé que ces limitations avaient été décidées volontairement, écartant la piste d’un simple incident technique. Kaja Kallas l’admet, les Européens ne sont pas en mesure de prendre le relais des États-Unis, en tout cas pas tout de suite. Ces services demeurent indispensables à l’Ukraine et l’Europe ne peut pas remplacer cette capacité à court terme.

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