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Duterte apte à répondre de sa guerre antidrogue devant la justice internationale

La Cour pénale internationale a tranché en faveur d’un procès. Rodrigo Duterte, 81 ans, est jugé capable de comparaître pour crimes contre l’humanité…

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Duterte apte à répondre de sa guerre antidrogue devant la justice internationale

La Cour pénale internationale a tranché en faveur d’un procès. Rodrigo Duterte, 81 ans, est jugé capable de comparaître pour crimes contre l’humanité, malgré les troubles de mémoire invoqués par sa défense.

Rodrigo Duterte, 81 ans, a dirigé les Philippines de 2016 à 2022. Arrêté en mars 2025, il est le premier ancien chef d’Etat asiatique à se retrouver devant la Cour pénale internationale. On lui reproche des exécutions sommaires menées au nom de sa guerre contre les trafiquants et les consommateurs de drogue.

La juridiction, basée à La Haye, a rendu publique une décision datée du 28 septembre. Elle y affirme que l’accusé peut exercer pleinement ses droits liés à un procès équitable. Un groupe d’experts indépendants est arrivé à la même conclusion, à l’unanimité. Selon eux, Duterte comprend les charges, la finalité et le déroulement de la procédure. Des mesures ont également été adoptées pour faciliter sa participation aux débats.

La défense, elle, joue la carte de la santé. Les avocats de l’ancien président parlent de troubles sévères de la mémoire. Il retiendrait mal les informations récentes et ne retrouverait pas ses souvenirs de façon fiable. Des examens montreraient qu’il se croit en 2007 ou 2008, qu’il pense avoir 84 ou 85 ans et qu’il ne sait plus citer le nom du président américain en exercice.

Rodrigo Duterte est d’abord apparu par visioconférence. Confus, fatigué, la voix à peine audible. Il a ensuite déserté les audiences, sa défense invoquant un état de santé défaillant. En septembre, il s’est montré en personne pour la première fois. Le parquet l’accuse d’avoir fait tuer des milliers de personnes suspectées de trafic ou de consommation de drogue, d’abord comme maire de Davao, puis comme président. Son procès s’ouvre le 30 novembre. Aux Philippines, il reste populaire et beaucoup soutenaient sa méthode musclée.

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