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Le Louvre bloqué par des étudiants venus prêter main-forte aux lycéens

Les portes du musée le plus visité au monde ne se sont pas ouvertes normalement ce lundi matin. Derrière le blocage, un soutien affiché au mouvement…

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Le Louvre bloqué par des étudiants venus prêter main-forte aux lycéens

Les portes du musée le plus visité au monde ne se sont pas ouvertes normalement ce lundi matin. Derrière le blocage, un soutien affiché au mouvement lycéen et une dénonciation de la répression policière.

Des étudiants mobilisés ont empêché l’accès au Louvre dès les premières heures de la matinée. Un tract affiché aux abords du bâtiment revendique l’opération avec une pointe de provocation, affirmant la fierté du collectif de bloquer « le plus grand musée du monde ». Conséquence directe, l’établissement n’a pas pu accueillir son public à l’heure habituelle. Le geste n’a rien d’anecdotique quand on connaît la fréquentation des lieux, avec environ 30 000 visiteurs qui franchissent chaque jour ses portes.

Qui mène la danse ? Des étudiants de l’École du Louvre, un établissement d’enseignement supérieur installé dans l’enceinte même du musée, où l’on enseigne l’histoire de l’art, l’archéologie, l’épigraphie, l’anthropologie et la muséologie. Des élèves des Beaux-Arts se sont également associés à l’action, d’après la CFDT. La direction tient néanmoins à distinguer les deux dossiers. Ce mouvement n’entretient aucun lien direct avec le musée, qui sert simplement de « chambre d’écho ». La CGT soutient l’initiative sans y prendre part et annonce une fermeture au moins jusqu’à midi.

Le contexte déborde largement les salles du palais. La contestation lycéenne a démarré mi-septembre, et ce blocage s’inscrit dans son sillage. Il arrive aussi deux jours après une grande journée nationale de mobilisation contre la vie chère, qui a viré au chaos dans de nombreuses villes de France. Le tract des étudiants ne fait pas explicitement référence à cet épisode. Il inscrit plutôt l’opération du côté de « la lutte pour le droit d’étudier, de travailler, de vivre librement dans de bonnes conditions ». La date, elle, n’a rien d’un hasard.

Ce lundi correspond jour pour jour au premier anniversaire du cambriolage spectaculaire qui a fait basculer le musée dans une profonde crise. Un an plus tard, les effets se font toujours sentir. L’accès au Louvre a été perturbé à plusieurs reprises par des grèves de personnels nées après ce casse, avec des revendications portant sur de meilleures conditions de travail et de rémunération. Le préavis déposé en décembre 2025 n’a toujours pas été formellement levé, faute d’accord définitif avec le ministère de la Culture.

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