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Attal et Philippe réclament l’unité du camp central, sans régler la question de la méthode

Devant le congrès du Parti radical à Dijon, les deux poids lourds du bloc central ont chacun plaidé pour un rassemblement élargi. Mais derrière les appels…

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Attal et Philippe réclament l'unité du camp central, sans régler la question de la méthode

Devant le congrès du Parti radical à Dijon, les deux poids lourds du bloc central ont chacun plaidé pour un rassemblement élargi. Mais derrière les appels à travailler ensemble, aucune étape concrète n’a été annoncée et leurs visions de la méthode continuent de diverger.

Dimanche, à Dijon, le Parti radical tenait son 126e congrès. Devant près de 200 sympathisants et membres, venus pour la présentation du « manifeste » de la formation en vue de la présidentielle, deux candidats du bloc central ont pris la parole l’un après l’autre. Gabriel Attal a ouvert le bal en défendant « l’idée du rassemblement le plus large possible », une alliance qu’il juge possible « des sociaux-démocrates à la droite républicaine ». Le secrétaire général de Renaissance a rappelé qu’il avait proposé, il y a quelques mois, un comité de liaison. Ce cadre réunit bien des représentants des différents partis du camp central, mais il ne fait pas se rencontrer les candidats eux-mêmes.

Édouard Philippe lui a succédé à la tribune. Le maire du Havre a reconnu que « ce rassemblement, nous en aurons besoin dans les mois qui viennent », avant de poser une condition de taille. Il refuse qu’il se résume à « une addition comptable et mécanique d’appareils partisans ». Ce qui rapproche ces familles politiques tient selon lui à des convictions partagées, la construction européenne, une économie de marché régulée, l’autorité de l’État, la laïcité et le caractère universaliste de la République. Il a aussi redit son opposition à une primaire du bloc central, un processus qui pousse chacun « à accentuer ce sur quoi il est très différent des autres ». Il a pris l’exemple de la primaire socialiste, dont le premier tour se tenait le même jour. « L’enthousiasme aidant, le ton monte. Le ton montant, les attaques se font de plus en plus ad hominem », a-t-il décrit. Résultat selon lui, des « failles béantes » qui rendent le rassemblement « au mieux hypocrite, au pire impossible ».

L’ancien Premier ministre a profité de son passage pour avancer une carte. Il a évoqué un courrier daté du 8 octobre, envoyé aux chefs des partis et des groupes parlementaires de la droite et du centre. Il y propose de se retrouver « dès le début du mois de novembre, pour préparer ensemble le quinquennat qui s’ouvre » et les législatives. « Construisons ensemble le socle d’un programme de gouvernement », écrit-il, un socle qui pourrait s’appuyer sur une « majorité puissante, soudée, dans le respect des sensibilités qui la composent ».

Reste la question que beaucoup se posent, celle de la relation entre les deux hommes. Ils ne s’étaient pas revus depuis la messe du pape à Paris, il y a deux semaines. Ce jour-là, pas un mot échangé. À Dijon, ils se sont retrouvés assis côte à côte. « Évidemment, j’ai parlé », a simplement lâché Gabriel Attal à la presse en quittant le congrès, sans en dire davantage. Dans ce face-à-face à distance, Édouard Philippe, candidat d’Horizons et lui aussi ancien chef du gouvernement, reste le mieux placé du camp central dans les sondages.

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