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Simón ralentit et c’est justement ce qui inquiète

Le cyclone avance dans le Pacifique vers les côtes mexicaines, avec la menace de frapper très fort. Sa trajectoire est si lente qu’elle pourrait faire…

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Simón ralentit et c'est justement ce qui inquiète

Le cyclone avance dans le Pacifique vers les côtes mexicaines, avec la menace de frapper très fort. Sa trajectoire est si lente qu’elle pourrait faire durer les dégâts.

Simón progresse dans le Pacifique et se dirige droit vers le Mexique. Les prévisions météorologiques lui promettent une arrivée musclée, avec un classement possible en catégorie 4, voire 5, soit le plus haut niveau de l’échelle de Saffir-Simpson. Un scénario qui donne des sueurs froides aux autorités comme aux habitants de la côte.

Ce qui rend la situation particulièrement délicate, c’est la vitesse de déplacement du phénomène. Simón avance à peine 7 km/h. Un chiffre qui n’a rien d’anodin, car plus un cyclone se traîne, plus il reste longtemps au-dessus des mêmes zones et plus il peut causer de ravages. La ville touristique de Puerto Vallarta, pourtant rompue à ce genre de visiteurs violents, se prépare donc à passer en mode protection. Les autorités prévoient d’ordonner la mise à l’abri de la population à partir de 17 heures locales. Le dernier bulletin du Centre national des ouragans des États-Unis annonce une approche dans la nuit de samedi à dimanche, ou tôt dimanche matin.

Dans les rues, le calme domine encore. Samedi matin, le ciel restait nuageux et la mer peu agitée, loin de l’image d’un monstre météo. La ville doit beaucoup à sa géographie, installée dans une baie et adossée à des montagnes qui cassent la puissance des cyclones. Mais les commerçants ne s’en remettent pas qu’à la chance. Ils ont disposé des sacs de sable et barricadé portes et fenêtres. Sur une planche de bois, une inscription à la bombe rappelle un jeu d’enfants bien connu au Mexique, Simón a dit tout va bien se passer.

Les souvenirs, eux, sont plus lourds. Hugo González, 48 ans, n’a pas oublié le cyclone Kenna, qui avait détruit la promenade de bord de mer en 2002 et fait quatre morts. Des voitures flottaient dans sa rue, raconte-t-il en remplissant des sacs de sable. Vendredi, les autorités se sont réunies dans des installations de la Marine à Puerto Vallarta. Des dizaines de marins se tenaient prêts à rejoindre une brigade d’urgence, avec des engins pour déblayer les débris et une unité mobile pour traiter l’eau potable. Les spécialistes, eux, annoncent une saison de cyclones plus puissants, portés par El Niño, ce phénomène climatique qui réchauffe les eaux du Pacifique.

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