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Jordan Bardella sous pression, Marine Le Pen monte au créneau

La candidate du Rassemblement national a réaffirmé sa confiance totale envers le président de son parti, au cœur d’une polémique sur des écrits…

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Jordan Bardella sous pression, Marine Le Pen monte au créneau

La candidate du Rassemblement national a réaffirmé sa confiance totale envers le président de son parti, au cœur d’une polémique sur des écrits antisémites qu’il jure ne pas avoir écrits. Elle dénonce une opération montée contre lui.

Mille pour cent. Marine Le Pen n’a pas fait dans la demi-mesure. En déplacement près de Clermont-Ferrand, à l’occasion d’un sommet consacré à l’élevage, la candidate du Rassemblement national à la présidentielle a redit mercredi qu’elle maintenait « à 1.000% » sa confiance en Jordan Bardella. Dans la même phrase, elle a qualifié de « manœuvre infâme » la divulgation d’écrits de jeunesse antisémites que le président du parti conteste avoir rédigés.

Le patron du RN, trente et un ans, vit des semaines difficiles depuis que ces messages à caractère antisémite, remontant à son adolescence, ont été rendus publics. Le site d’investigation qui les a exhumés assure avoir vérifié leur authenticité. Lui riposte sur le terrain judiciaire et a déposé une plainte en diffamation, avec l’intention d’en ajouter une seconde pour faux et usage de faux. Sa ligne n’a pas bougé d’un pouce. Il nie, et il attaque.

Lors d’une conférence de presse au siège du mouvement, Jordan Bardella a de nouveau « contesté formellement les accusations, les preuves et les sources » de ses accusateurs, avant de se lancer dans une charge appuyée contre les auteurs de l’enquête. Sans avancer le moindre élément de preuve, il a accusé l’un d’eux d’avoir « manipulé » un témoin et l’autre d’avoir « participé à une organisation considérée comme terroriste lorsqu’il était jeune ». Des accusations « totalement fausses », a répliqué le média d’investigation.

Interrogé par ce même média, le président du RN a balayé les questions d’un revers, avec une phrase restée en travers de la scène politique. « J’imagine que vous auriez adoré me voir poser le genou à terre, mais c’est très mal me connaître », a-t-il lancé. À cet instant, Marine Le Pen était assise à côté de lui, venue présenter les grandes lignes budgétaires de son programme présidentiel. Elle n’avait alors pas réaffirmé son soutien à celui qu’elle compte nommer à Matignon en cas de victoire. Elle avait en revanche visé le site d’investigation, qu’elle accuse d’une autre diffamation « lamentable » contre un ancien cadre du parti.

Ce qui se joue dépasse la seule défense d’un homme. Jordan Bardella est le visage que Marine Le Pen projette à Matignon si elle l’emporte. Chaque jour passé à répondre sur ces écrits plutôt qu’à porter ses propositions est un jour perdu pour la campagne. La sortie de la candidate, avec son chiffre rituel et son soutien sans nuance, vise donc autant à éteindre l’incendie interne qu’à rappeler qui décide de la suite.

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