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Un million de voitures électriques à 100 euros par mois, la promesse de Glucksmann aux Français modestes

En pleine primaire de la gauche, l’eurodéputé a choisi une usine Renault pour rappeler que l’écologie ne doit pas disparaître des débats. Il promet d’en…

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Un million de voitures électriques à 100 euros par mois, la promesse de Glucksmann aux Français modestes

En pleine primaire de la gauche, l’eurodéputé a choisi une usine Renault pour rappeler que l’écologie ne doit pas disparaître des débats. Il promet d’en parler chaque jour de la campagne, chiffres et propositions à l’appui.

Raphaël Glucksmann n’a pas l’intention de laisser le climat aux oubliettes. En visite à l’usine Renault de Cléon, en Seine-Maritime, le candidat à la primaire social-démocrate a annoncé qu’il parlerait d’écologie du matin au soir, jusqu’au scrutin. Un engagement pris au lendemain du deuxième débat télévisé entre les cinq prétendants, où la question environnementale n’a pourtant pas été effleurée. Un silence qui l’a fait sortir de ses gonds. Pour lui, le monde politique et médiatique a une capacité de zapping « choquante », alors que les canicules et les incendies de l’été viennent à peine de s’achever.

Sur le site industriel, qui sort 4 500 moteurs électriques chaque semaine, notamment pour la Renault 5, l’eurodéputé a déroulé sa mesure phare. Il veut ouvrir le leasing social à un million de véhicules, de quoi permettre aux ménages modestes de rouler en électrique pour 100 euros par mois. La facture, elle, atteindrait 6 milliards d’euros, assume-t-il. L’enjeu est simple selon lui. Les classes populaires cesseraient de subir de plein fouet la flambée des carburants à chaque passage à la pompe. Une façon de rendre la transition écologique concrète pour ceux qui en sont aujourd’hui les plus éloignés.

Il n’est pas venu seul. Le sénateur écologiste Yannick Jadot et le maire PS de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol, tous deux ralliés à sa candidature, l’accompagnaient dans les ateliers. Devant la presse, Glucksmann a promis une « révolution écologique » qui serait aussi une « révolution industrielle ». Le même combat, dit-il, que celui mené pour l’école, pour la souveraineté du pays. Et parce que le sujet touche d’abord les plus jeunes, il l’a lié à une idée simple. Parler d’écologie, c’est parler de la jeunesse, de ces enfants qui doivent pouvoir grandir dans une France habitable.

La sortie tombe dans un contexte tendu, alors que des lycées se bloquent un peu partout pour dénoncer le manque de moyens et de professeurs. Le gouvernement, lui, pointe du doigt La France insoumise, accusée d’attiser la mobilisation et les débordements. Une réponse qui ne passe pas auprès de l’intéressé. Si l’exécutif croit qu’en parlant de LFI plutôt que des professeurs non remplacés, de l’état des bâtiments scolaires ou des salaires enseignants, il va désamorcer la crise, il se trompe lourdement, a-t-il prévenu. À ses yeux, cette stratégie ne fera qu’alimenter la colère.

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