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Le gazole n’avait jamais coûté aussi cher dans l’Union européenne

Le litre de gazole s’affiche à 2,24 euros en moyenne dans les Vingt-Sept, un plus haut historique. Douze pays membres viennent de battre leur propre…

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Le gazole n'avait jamais coûté aussi cher dans l'Union européenne

Le litre de gazole s’affiche à 2,24 euros en moyenne dans les Vingt-Sept, un plus haut historique. Douze pays membres viennent de battre leur propre record, dont la Belgique, l’Italie, la Roumanie et la Pologne.

La barre des 2,24 euros le litre n’avait encore jamais été atteinte. Cette moyenne hebdomadaire, établie à partir des prix nationaux transmis à Bruxelles, grimpe d’un centime par rapport à la semaine précédente, qui était déjà un sommet. Les Vingt-Sept sont passés au crible depuis 2005, et la moyenne agrégée tient compte du poids de chaque État selon sa consommation de carburants en 2024. Autrement dit, les gros rouleurs pèsent plus lourd dans le calcul que les petits.

Partout, la facture s’alourdit. Le Danemark, les Pays-Bas et la Finlande franchissent les 2,50 euros le litre. L’Allemagne pointe à 2,44 euro. La Belgique décroche elle aussi un record national, avec 2,43 euro lundi, contre 2,39 la semaine d’avant. L’Italie a pris sept centimes en quelques jours pour grimper à 2,35 euro. En France, hors Outre-mer et Corse, les stations affichaient 2,37 euro vendredi, en très légère baisse sur une semaine.

Ce carburant n’a rien d’anecdotique. Le gazole fait tourner le transport routier de marchandises et une bonne partie des machines agricoles, deux secteurs où le coût du carburant se répercute vite sur les prix. Les taxes représentent en moyenne 40 % de ce que paie l’automobiliste à la pompe, mais elles varient fortement d’un pays à l’autre. Les aides ciblées, comme celle destinée aux grands rouleurs en France, n’apparaissent pas dans ces relevés.

Le basculement est récent. En février, la moyenne des Vingt-Sept tenait encore à 1,59 euro le litre. Le conflit au Moyen-Orient a tout changé fin février. Le détroit d’Ormuz, par où transitent habituellement près de 20 % des hydrocarbures mondiaux, est devenu une zone de tension. S’y sont ajoutées les perturbations touchant les exportations saoudiennes en mer Rouge, puis les frappes ukrainiennes contre des raffineries russes. Autant de coups portés à l’offre qui finissent par se retrouver à la pompe.

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