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Une base de l’US Air Force bouclée en Angleterre après des arrestations liées à des explosifs

La police antiterroriste britannique a pris la main sur l’enquête ouverte après la découverte de véhicules suspects près d’une base militaire de l’ouest…

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Une base de l'US Air Force bouclée en Angleterre après des arrestations liées à des explosifs

La police antiterroriste britannique a pris la main sur l’enquête ouverte après la découverte de véhicules suspects près d’une base militaire de l’ouest de l’Angleterre. Plusieurs hommes ont été interpellés et des habitants évacués, mais les autorités affirment que la situation est maîtrisée.

Tout a basculé dimanche, aux abords de la base de la Royal Air Force à Fairford, dans l’ouest de l’Angleterre. Des démineurs y inspectaient encore plusieurs véhicules, a fait savoir la police du Gloucestershire, qui a mis en place un périmètre de sécurité et qualifié les faits d’« incident majeur ». Les habitations les plus proches ont été évacuées par précaution.

Le dispositif impressionne. D’importants moyens de secours ont été déployés dans la zone, parmi lesquels une équipe spécialisée dans les interventions en milieu dangereux. Des images aériennes montrent un robot de déminage en action sur une route de campagne, évoluant autour de trois camionnettes blanches. Dans le village voisin de Whelford, les résidents ont été conduits vers un centre de loisirs. L’alerte avait été donnée tôt dans la matinée par un habitant, après qu’il a aperçu trois fourgons suspects.

Peu avant, la police avait annoncé l’arrestation de plusieurs hommes pour des infractions présumées à la loi sur les explosifs. C’est cette dimension qui a conduit la police antiterroriste à reprendre l’enquête à son compte. À Londres, le dossier est suivi de près. Un porte-parole du gouvernement a salué la réactivité des services d’urgence, capables selon lui d’interpeller rapidement les suspects et de prendre les mesures nécessaires pour protéger la population. Le Premier ministre Andy Burnham est tenu informé de l’évolution de la situation, tandis que le ministre de la Défense Wes Streeting a remercié sur les réseaux sociaux « les équipes d’urgence et spécialisées » mobilisées sur place, assurant que la situation était sous contrôle.

La base concernée n’est pas un site anodin. Fairford héberge la 501e escadre de soutien au combat, une unité administrative de l’armée de l’air américaine. Celle-ci a précisé dans un communiqué qu’aucun de ses membres n’avait été mêlé à l’incident, tout en soulignant la coordination étroite maintenue avec les partenaires britanniques pour garantir la sécurité des militaires comme des riverains. En mars, l’ancien Premier ministre travailliste Keir Starmer avait autorisé les États-Unis à mener des actions « défensives » contre des sites de missiles iraniens depuis deux bases britanniques, Fairford figurant parmi elles.

L’épisode s’inscrit dans un climat tendu. Les inquiétudes se multiplient autour des actions menées par des États étrangers sur le sol britannique. La ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a accusé l’Iran et la Russie de s’appuyer sur des intermédiaires pour commettre des actes criminels au Royaume-Uni. Selon des données rendues publiques à la mi-septembre, des sites militaires britanniques ont été visés plus de trois cents fois au cours des douze derniers mois. Le ministère de la Défense n’a rien dit de l’origine des drones employés, mais ces faits surviennent au moment où plusieurs pays européens dénoncent la montée des attaques hybrides russes sur leur territoire.

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