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Kushner tente de sauver le plan de paix à Gaza malgré le refus de Netanyahu
Envoyé spécial de Donald Trump, Jared Kushner a rencontré le Hamas avant de s’entretenir avec Benjamin Netanyahu. Le sort du plan américain se joue sur le…


Envoyé spécial de Donald Trump, Jared Kushner a rencontré le Hamas avant de s’entretenir avec Benjamin Netanyahu. Le sort du plan américain se joue sur le désarmement et sur l’avenir politique de Gaza
Jared Kushner joue gros. Après des discussions au Caire avec des membres de la direction du Hamas, l’envoyé de la Maison-Blanche s’apprête à confronter Benjamin Netanyahu à la réalité du terrain. En apparence, l’objectif est simple. Il faut faire accepter au Premier ministre israélien un plan de paix que Washington a patiemment construit et que le Hamas a déjà approuvé.
Le point de friction reste le désarmement. Netanyahu refuse de valider le texte tant que le Hamas n’aura pas rendu les armes, et il exige des garanties solides. Kushner a martelé cette exigence lors de sa rencontre avec les responsables palestiniens, réclamant des mesures contrôlables et répétant que Gaza ne doit plus jamais être une menace pour Israël. Il a également écarté tout rôle futur du Hamas dans la gestion du territoire. Le mouvement islamiste, qui dirige l’enclave depuis 2007 et a assumé l’assaut meurtrier du 7 octobre 2023, a pourtant accepté en juillet de suivre le plan américain. Il a annoncé la dissolution de son administration civile et le transfert de ses responsabilités à un comité de technocrates. Mais il demande que les médiateurs contraignent Israël à signer le plan et à fixer un calendrier précis.
La diplomatie s’active sur tous les fronts. Kushner a enchaîné les entretiens avec les représentants de l’Égypte, du Qatar et de la Turquie, ainsi qu’avec le haut représentant du Conseil de paix pour Gaza. Il a aussi été reçu par le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. Le chef du Hamas a, lui, rencontré le chef du renseignement égyptien. Ces contacts directs entre Américains et Hamas constituent une nouveauté, car Washington classait jusqu’ici le mouvement parmi les organisations terroristes. Mais l’administration Trump a décidé de s’engager directement pour sortir le conflit de l’impasse. Huit pays musulmans, dont l’Égypte, le Qatar et la Turquie, ont d’ailleurs dénoncé le refus israélien du plan, estimant qu’il compromet les efforts de paix.
Sur le terrain, la trêve reste fragile. Les deux camps s’accusent mutuellement de la violer. Plusieurs personnes ont été blessées dans des frappes israéliennes près de Nousseirat, dans le centre de Gaza, selon les secouristes locaux. L’armée israélienne affirme avoir réagi à une menace du Jihad islamique. D’autres blessés ont été signalés après des tirs sur des tentes de déplacés près de Khan Younès, dans le sud, où un enfant a été tué. Depuis le début de la trêve, au moins 1.262 Palestiniens sont morts, d’après le ministère de la Santé de Gaza, dont les données sont jugées fiables par l’ONU. Côté israélien, cinq soldats et un contractuel du ministère de la Défense ont perdu la vie.
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