Économie
Des méduses mettent trois réacteurs nucléaires à l’arrêt dans le Nord
Un banc de méduses géant a envahi les canaux de refroidissement de la centrale de Gravelines. Trois réacteurs ont été stoppés par précaution et un…


Un banc de méduses géant a envahi les canaux de refroidissement de la centrale de Gravelines. Trois réacteurs ont été stoppés par précaution et un quatrième tourne au ralenti.
Lundi soir, la centrale nucléaire de Gravelines a vécu une nouvelle alerte aux méduses. Les réacteurs 2, 3 et 4 ont été mis à l’arrêt après l’arrivée massive de ces animaux gélatineux dans les canaux d’admission d’eau de mer. Le réacteur 1 a vu sa puissance réduite de moitié, par mesure de prévention. Seul le réacteur 6 continue de fonctionner normalement, le réacteur 5 étant déjà à l’arrêt pour maintenance.
Ce site compte parmi les plus importants du parc nucléaire français. Ses six tranches de 900 mégawatts chacune peuvent fournir jusqu’à 5,4 gigawatts. Mais il a un point faible, son refroidissement dépend directement de la mer du Nord. Quand des méduses s’y engouffrent, tout peut se compliquer très vite.
L’an dernier, un phénomène du même type avait provoqué l’arrêt complet de la centrale. Depuis, EDF a renforcé sa surveillance. Des caméras fixes scrutent en continu les canaux d’admission et les filtres rotatifs. Des pêcheurs partenaires et des sauveteurs en mer traquent les essaims au large. Dès qu’une alerte est donnée, des chalutiers sont mobilisés pour écrémer les bancs de méduses avant qu’ils n’approchent trop près.
Samedi, une première alerte a permis de déployer les bateaux. Résultat, le gros de l’essaim a été stoppé au large. Mais des méduses avaient déjà commencé à s’accumuler sur le site. Des camions-aspirateurs ont été utilisés pour les retirer. Selon les équipes d’EDF, plus aucune méduse n’arrive et le nettoyage touche à sa fin. Le redémarrage des réacteurs pourrait donc intervenir rapidement.
L’entreprise assure que la sécurité de l’installation, du personnel et de l’environnement n’a jamais été menacée. Pour autant, ces invasions ne sont pas un simple incident de parcours. Les scientifiques rappellent que le réchauffement des eaux, l’arrivée d’espèces envahissantes et la surpêche favorisent la prolifération des méduses. Un phénomène qui risque de se reproduire.
Comme si cela ne suffisait pas, la chaleur s’en mêle. La France connaît cette semaine sa cinquième canicule de l’été. Les centrales nucléaires ont besoin d’eau pour refroidir leurs réacteurs, et les fortes températures compliquent leur fonctionnement. Un réacteur situé dans le nord est à l’arrêt depuis le début de l’été à cause du faible niveau des cours d’eau. Un autre n’a tourné que par à-coups pendant une bonne partie de juillet. L’été s’annonce long pour le parc nucléaire français.
À lire aussi





Faits DiversEn Ligne 7 joursRachida Dati risque de perdre sa mairie dès sa condamnation



PolitiqueEn Ligne 6 joursOlivier Faure accuse Jordan Bardella de mensonge et lui ferme la porte de Matignon



SociétéEn Ligne 5 joursUne Marche des fiertés très politique défile à Paris avant la présidentielle



PolitiqueEn Ligne 6 joursUn million de voitures électriques à 100 euros par mois, la promesse de Glucksmann aux Français modestes



PolitiqueEn Ligne 4 joursBudget 2027, Wauquiez écarte la censure et promet 20 milliards d’économies de plus



PolitiqueEn Ligne 6 joursLa colère des lycées déborde et met l’exécutif sous pression



SociétéEn Ligne 7 joursBlocages de lycées dans toute la France, Lecornu réunit sa cellule de crise



SociétéEn Ligne 4 joursJusqu’à 500 lycées fermés lundi, 24 établissements saccagés








