Nous rejoindre sur les réseaux

Société

Le Premier mai, un jour férié sous tension

Article

le

_**La proposition d’élargir le travail ce jour-là provoque une levée de boucliers syndicale, la CGT dénonçant une remise en cause symbolique.**_

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a exprimé une vive opposition à un projet de loi visant à étendre les possibilités de travailler le 1er mai. Lors d’une intervention radiophonique, elle a estimé que cette initiative, portée par l’ancien chef du gouvernement Gabriel Attal, équivalait à une spoliation de cette journée dédiée aux travailleurs. Selon elle, cette date ne saurait être traitée comme une autre, rappelant sa dimension historique et sociale.

Le texte législatif, qui devait être examiné par les députés récemment, prévoit d’autoriser un plus grand nombre de secteurs à exercer leur activité ce jour férié. Rejeté par les formations de gauche, il pourrait faire l’objet d’une procédure accélérée devant une commission paritaire. La dirigeante syndicale a qualifié cette éventualité de passage en force, appelant à un respect des processus démocratiques. Le gouvernement a pour sa part assuré qu’il n’entendait pas imposer cette mesure sans dialogue.

Sophie Binet a par ailleurs contesté le périmètre présenté par les promoteurs de la réforme. Elle affirme que celle-ci ne se limiterait pas, comme parfois avancé, aux petites boutiques ou aux commerces de proximité, mais s’étendrait potentiellement à de grandes entreprises, y compris dans l’industrie agroalimentaire. Elle y voit une logique de marchandisation généralisée, qu’elle relie symboliquement à d’autres réformes récentes ayant affecté, selon ses termes, les conditions de vie des salariés.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus