Monde
L’ancien chef du gouvernement népalais libéré après douze jours de garde à vue
L’ex-Premier ministre KP Sharma Oli a recouvré la liberté sans avoir été inculpé, dans le cadre de l’enquête sur la répression de manifestations ayant conduit à la chute de son exécutif.
L’ancien chef du gouvernement, âgé de soixante-quatorze ans, a été remis en liberté ce jeudi. Sa détention, qui durait depuis près de deux semaines, prenait fin sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui à ce stade. Il avait été appréhendé fin mars, de même que son ancien ministre de l’Intérieur Ramesh Lekhak, peu après l’installation du nouvel exécutif issu des récentes élections législatives.
Les deux hommes ont été libérés sous la condition expresse de se présenter aux futures convocations des autorités policières. Ils ont toujours contesté toute responsabilité dans l’ordre donné aux forces de l’ordre d’utiliser leurs armes à feu lors des journées de septembre dernier. Ces événements avaient fait au moins soixante-seize morts et plus de deux mille six cents blessés.
Peu après sa sortie, l’ancien Premier ministre a vivement critiqué la procédure engagée à son encontre, la qualifiant de motivée par des considérations politiques et de vengeance. Il a estimé que sa détention était illégale, se déclarant satisfait d’être libre sans qu’aucun élément tangible ne justifie des poursuites. Pour des raisons médicales, il a indiqué qu’il demeurerait hospitalisé quelques jours supplémentaires.
La Cour suprême, saisie par son épouse, avait précédemment statué que sa garde à vue ne pouvait être prolongée au-delà de cette date. Une commission d’enquête parlementaire avait récemment recommandé des poursuites pour négligence criminelle à son encontre et contre d’autres hauts responsables, tout en reconnaissant ne pas avoir pu établir l’existence d’un ordre formel de tir.
Parallèlement, la justice népalaise a émis cette semaine un mandat d’arrêt contre un autre ancien chef de gouvernement, Sher Bahadur Deuba, et son épouse, dans une affaire distincte de blanchiment de capitaux. Leur domicile avait été incendié lors des troubles de l’automne dernier, et d’importantes sommes en liquide y avaient été découvertes. L’intéressé a rejeté ces accusations, affirmant la transparence de sa vie publique.
Le nouvel exécutif, porté au pouvoir par une coalition emmenée par le maire de Katmandou, a fait de la lutte contre la corruption une de ses priorités, répondant ainsi à une exigence majeure des mouvements de protestation.
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