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Beyrouth sous le feu, un hôpital en première ligne

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_**Les frappes aériennes israéliennes ont ciblé dimanche des quartiers densément peuplés au sud de la capitale libanaise, à quelques mètres seulement du principal centre hospitalier public du pays. Le bilan humain s’alourdit dans un conflit qui s’enlise.**_

Une attaque aérienne a frappé en plein jour un secteur résidentiel du sud de Beyrouth, non loin de l’hôpital Rafic-Hariri. Les secours ont dû faire face à un afflux de victimes, tandis que des scènes de panique se sont déroulées aux abords de l’établissement de soins. Selon les premiers éléments, l’impact a causé la mort d’au moins quatre personnes et fait plusieurs dizaines de blessés.

Parmi les victimes figurent trois ressortissants soudanais et une adolescente de quinze ans. Le personnel médical a rapporté que la violence de l’explosion avait provoqué des crises de panique parmi les patients déjà hospitalisés. L’infrastructure de l’hôpital n’aurait subi que des dommages matériels limités. Des habitants du quartier touché, profondément choqués, ont dénoncé le caractère civil de la zone visée, interrogeant la nature des cibles militaires.

Cette frappe s’inscrit dans une journée d’intenses opérations aériennes israéliennes sur l’agglomération beyrouthine et sa banlieue sud, traditionnel fief du Hezbollah. L’armée israélienne a justifié ces actions par la nécessité de détruire des infrastructures appartenant au mouvement chiite. Des colonnes de fumée étaient visibles au-dessus de ces secteurs, partiellement évacués par leurs résidents.

Parallèlement, les hostilités se poursuivent dans le sud du Liban. Six membres d’une même famille ont perdu la vie dans le village de Kfar Hatta, faute d’avoir pu obtempérer à un ordre d’évacuation. Un septième proche venu les secourir a également été tué. Ces événements portent le bilan total du conflit, depuis son extension au territoire libanais début mars, à plusieurs milliers de victimes et plus d’un million de personnes déplacées.

Dans un autre développement, le principal point de passage frontalier entre le Liban et la Syrie a été fermé à la suite de menaces israéliennes. Tel-Aviv accuse ce poste d’être utilisé pour acheminer clandestinement des armes vers le Hezbollah, une affirmation rejetée par des observateurs qui y voient une manœuvre de pression politique.

Face à l’escalade, le président libanais a renouvelé son appel à des pourparlers directs avec Israël. Il a mis en garde contre le risque de voir le sud du pays subir des destructions massives, plaidant pour une solution diplomatique afin d’épargner les civils et les infrastructures encore intactes.

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