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Un rassemblement contre le racisme convoqué à Saint-Denis par son édile

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L’appel du maire Bally Bagayoko, cible de propos polémiques, a mobilisé plusieurs formations politiques de gauche ce samedi, tandis que le gouvernement a choisi de ne pas s’y associer.

Un rassemblement public s’est tenu ce samedi après-midi sur le parvis de l’hôtel de ville de Saint-Denis. L’initiative émanait du premier magistrat de la commune, Bally Bagayoko, élu sous l’étiquette La France insoumise et récemment visé par des déclarations controversées sur une chaîne d’information en continu. L’événement, présenté comme un rassemblement citoyen, avait pour objet de dénoncer le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie.

Plusieurs organisations syndicales et associations, ainsi que des personnalités politiques de la gauche parlementaire et écologiste, ont répondu présent à la convocation. L’élu a toutefois regretté l’absence de représentants de certaines formations, soulignant que la cause défendue devait transcender les clivages partisans. Il a notamment pointé du doigt le manque de participation de la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations.

Le gouvernement, par la voix du ministre de l’Éducation nationale, a estimé que la présence d’un membre de l’exécutif dans une manifestation de ce type n’était pas appropriée, tout en réaffirmant un engagement commun contre le racisme. Le maire de Saint-Denis a, de son côté, déploré le silence du chef de l’État sur les attaques dont il fait l’objet.

Lors du conseil municipal tenu en matinée, les groupes d’opposition ont unanimement exprimé leur soutien à l’édile, condamnant des attaques qualifiées de racistes. Cet épisode s’inscrit dans un contexte de vives tensions depuis l’élection du maire, qui a suscité un débat national sur les discriminations.

La convocation à ce rassemblement faisait suite à des propos tenus sur une chaîne télévisée à la fin du mois de mars, ayant entraîné le dépôt d’une plainte. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour injure publique à caractère discriminatoire. La chaîne concernée conteste fermement toute interprétation raciste des échanges incriminés, évoquant une déformation des propos sur les réseaux sociaux.

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