Monde
Le premier chemin de croix de Léon XIV, une veillée pour la paix dans l’ombre des conflits
Devant le Colisée illuminé, des milliers de fidèles se sont rassemblés pour un temps de prière marqué par les appels du souverain pontife en faveur de la fin des guerres. Une cérémonie où le spirituel a rencontré les préoccupations géopolitiques du moment.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées en silence, vendredi soir, autour de l’amphithéâtre romain. À la lueur des cierges, elles ont suivi la procession traditionnelle qui ouvre le temps pascal, une célébration dont la solennité a été teintée cette année par les tensions internationales. Pour la première fois depuis son élection, le pape Léon XIV a présidé personnellement cet événement, portant lui-même la croix de bois le long des quatorze stations.
Les méditations lues au cours de l’office ont fait écho aux conflits en cours, évoquant la responsabilité des détenteurs du pouvoir face à Dieu. Cette tonalité a résonné avec les récentes initiatives diplomatiques du Saint-Siège. Dans les jours précédant la cérémonie, le chef de l’Église catholique s’est entretenu par téléphone avec plusieurs dirigeants mondiaux, renouvelant ses appels à la cessation des hostilités.
Parmi la foule, des pèlerins venus de divers continents ont exprimé un mélange d’espoir et de réalisme. Une femme originaire de Nazareth, résidant aux États-Unis, a souligné le caractère symbolique de ces prières, tout en déplorant que les gouvernements semblent souvent sourds à de tels messages. Pour elle, comme pour d’autres, la valeur de ce rassemblement réside avant tout dans le témoignage collectif en faveur de la paix.
Un jeune Libanais présent sur place a, quant à lui, salué la singularité de la parole pontificale, qu’il perçoit comme dégagée de tout intérêt partisan. Cette perception d’une autorité morale distincte du jeu politique a été partagée par plusieurs participants, même si certains, comme une Française venue de Paris, doutent de l’impact concret de ces interventions sur le cours des événements.
La présence physique du pape, après plusieurs années où son prédécesseur avait dû y renoncer pour des raisons de santé, a été remarquée. Revêtu des habits liturgiques, Léon XIV a marché dans les pas de ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI, un geste interprété par certains fidèles comme un signe d’humilité et d’engagement personnel.
La célébration s’est achevée dans le recueillement, laissant place à l’attente du message de Pâques. Dimanche, le souverain pontife prononcera la bénédiction traditionnelle « Urbi et Orbi », un discours dont la portée politique est particulièrement anticipée dans le contexte international actuel. Pour les personnes rassemblées ce vendredi soir, ce moment demeure une source d’espérance, aussi ténue soit-elle face à l’ampleur des crises.
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