Nous rejoindre sur les réseaux

Société

Lecornu, premier adjoint à Vernon, renonce à toute rémunération locale

Article

le

Le Premier ministre, élu sur la liste du maire sortant, a été désigné premier adjoint. Il a annoncé qu’il ne percevrait aucune indemnité liée à ce mandat municipal tant qu’il sera membre du gouvernement.

Sébastien Lecornu occupera la fonction de premier adjoint au maire de Vernon, dans l’Eure. Cette désignation est intervenue lors de l’installation du nouveau conseil municipal, à la suite des élections dont la liste du maire sortant, François Ouzilleau, est sortie victorieuse dès le premier tour. Le chef du gouvernement, qui figurait en troisième position sur cette liste, se verra confier un portefeuille lié à l’attractivité de la commune.

Dans un geste destiné à couper court à toute polémique sur le cumul des mandats et des rémunérations, M. Lecornu a immédiatement précisé qu’il renonçait à percevoir l’indemnité attachée à sa fonction d’adjoint, tant qu’il exercera ses responsabilités à Matignon. Cette indemnité s’élève à environ 1 800 euros bruts mensuels. Il a justifié cette décision par un souci d’exemplarité et le respect des deniers publics, dans un contexte où il prône une réduction des dépenses de l’État.

Le Premier ministre a tenu à souligner la dimension personnelle de son engagement dans cette ville de l’Eure, où il a grandi et où réside sa famille. Il a indiqué que son mandat local était conçu pour durer au-delà de son passage au gouvernement, évoquant un ancrage territorial qui ne saurait, selon lui, être suspecté de motivations financières. Cette posture intervient dans un climat politique national tendu, marqué par une absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale.

Parallèlement, plusieurs membres du gouvernement de M. Lecornu ont également obtenu des mandats locaux lors de ce scrutin. Deux ministres ont été élus maires dès le premier tour dans leurs communes respectives. D’autres, comme la ministre des Sports, maintenue au gouvernement pour piloter les préparatifs des Jeux olympiques d’hiver 2030, n’ont pas retrouvé de mandat électif local. Le nouveau ministre délégué à l’Intérieur, quant à lui, devra disputer un second tour.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus