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Culture

Le Théâtre des Champs-Élysées consacre sa saison 2026-2027 à la danse mondiale

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_**L’institution parisienne affirme sa vocation internationale en programmant huit spectacles chorégraphiques majeurs, tout en poursuivant son ouverture à un public plus jeune.**_

La prochaine saison du Théâtre des Champs-Élysées s’annonce résolument tournée vers l’art chorégraphique. L’établissement a dévoilé une programmation où la danse occupe une place centrale, avec pas moins de huit productions internationales. Cette orientation marque une volonté affirmée de s’imposer comme une scène de référence pour les grandes compagnies et les chorégraphes les plus reconnus.

Parmi les temps forts figure l’ultime création de Thierry Malandain, qui fera ses adieux à sa compagnie du Malandain Ballet Biarritz avec des pièces emblématiques telles que *L’Oiseau de feu* de Stravinsky et le *Boléro* de Ravel. La saison accueillera également le Suédois Alexander Ekman, qui présentera des œuvres réalisées avec le Boston Ballet et le Joffrey Ballet de Chicago.

Le répertoire s’ouvre à d’autres esthétiques, avec la venue du Ballet National de Norvège pour un hommage au Tchèque Jiri Kylian, tandis que Mourad Merzouki et sa compagnie Käfig proposeront une relecture des *Quatre Saisons* de Vivaldi. Cette programmation éclectique entend mettre en lumière des spectacles considérés comme des incontournables.

L’activité lyrique n’est pas pour autant délaissée, avec cinq productions d’opéra dont *Manon Lescaut* de Puccini, avec Roberto Alagna, et *Orphée* de Berlioz dirigé pour la première fois en fosse par Speranza Scappucci. Au total, près de deux cents représentations sont prévues sur la saison.

Conscient du vieillissement de son public, dont l’âge moyen avoisine soixante ans, le théâtre renforce sa politique tarifaire à destination des moins de trente ans. Un prix unique de dix ou vingt euros par place leur sera proposé sur l’ensemble de la programmation. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de renouvellement des audiences.

L’établissement, qui fonctionnait sur un budget d’environ vingt-six millions d’euros lors de la saison précédente, bénéficie d’un important soutien de la Caisse des Dépôts, son propriétaire. Cette enveloppe lui permet de poursuivre son rayonnement tout en consolidant son ancrage dans le paysage culturel parisien et international.

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