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La congrégation ardéchoise face à la justice pour pratiques sectaires
_**Le parquet de Privas a requis la fermeture temporaire de la Famille Missionnaire de Notre-Dame et une peine à l’encontre de son supérieur, estimant que l’institution ecclésiastique doit se prononcer sur l’avenir de cette communauté.**_
L’audience s’est achevée jeudi par des réquisitions sévères. La magistrate a demandé la suspension des activités pour une durée d’un an du siège de la congrégation, situé à Saint-Pierre-de-Colombier. Elle a également sollicité une amende de cent mille euros à son encontre. Concernant le responsable de la communauté, un religieux de soixante-quatorze ans connu sous le nom de père Bernard, la peine requise est de deux ans d’emprisonnement avec sursis, assortie d’une interdiction d’exercer tout ministère sacerdotal pendant cinq années.
Les débats ont mis en lumière des accusations graves portées contre le fonctionnement interne de la Famille Missionnaire de Notre-Dame. La procureure a évoqué un système marqué par des méthodes de persuasion et de contrôle, une surveillance constante des membres et une forme de dévotion excessive envers ses fondateurs. Elle a souligné les conséquences psychologiques subies par certains adeptes, allant jusqu’à des troubles alimentaires, des épisodes dépressifs et des actes d’automutilation. Le mobile financier a été écarté, l’objectif semblant plutôt être, selon l’accusation, la captation des esprits et l’étouffement de toute dissidence.
La défense, quant à elle, a vigoureusement contesté ces allégations. L’avocat de la congrégation a dénoncé une instruction partiale et une méconnaissance des réalités religieuses. Il a rappelé que seuls cinq anciens membres s’étaient constitués parties civiles sur environ deux cents personnes ayant fréquenté la communauté, et a estimé que les difficultés psychologiques évoquées pouvaient exister dans tout groupe humain. Pour lui, cette affaire relève avant tout de l’autorité de l’Église, et non de la justice civile.
Dans ses conclusions, la procureure a précisé qu’elle ne demandait pas la dissolution définitive de l’association. Elle a considéré que la question de la légitimité même de la communauté devait être tranchée par les instances ecclésiastiques. La fermeture d’un an serait donc un délai laissé à l’institution pour procéder à cet examen. Le tribunal rendra sa décision le 24 mars prochain.
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