Planète
Le prix du tourisme de masse à Bali face aux intempéries
L’urbanisation accélérée de l’île indonésienne a exacerbé sa vulnérabilité aux épisodes pluvieux extrêmes, comme en témoignent les récentes inondations qui ont causé d’importants dégâts humains et matériels.
Debout sur l’emplacement de son ancienne demeure aujourd’hui disparue, une jeune femme prie pour les membres de sa famille emportés par le déluge. Sa maison située en bordure de cours d’eau a été entièrement détruite lors des intempéries survenues début septembre. Ces événements climatiques ont provoqué d’importants glissements de terrain et causé la mort de dix-huit personnes sur l’île souvent surnommée « l’île des dieux ».
Le développement urbain et touristique rapide du sud de Bali, jadis région verdoyante, a considérablement modifié les capacités d’absorption des sols. L’analyse comparative d’images satellitaires historiques et contemporaines révèle une transformation massive du territoire, où routes et constructions ont remplacé les surfaces naturelles. Cette artificialisation des terres réduit notablement la perméabilité des sols et accroît les risques de ruissellement.
L’afflux touristique, avec plus de 4,6 millions de visiteurs étrangers recensés sur les sept premiers mois de l’année 2025, dépasse désormais le nombre d’habitants permanents. Cette pression démographique s’accompagne d’une urbanisation souvent désordonnée et d’une application inégale des réglementations d’urbanisme. Des observateurs pointent une gestion territoriale inadaptée ayant rendu l’île plus exposée aux catastrophes naturelles.
Les précipitations exceptionnelles enregistrées le 9 septembre dernier, notamment dans le district de Badung abritant d’importantes infrastructures touristiques, ont mis en lumière les défaillances infrastructurelles. Les autorités locales reconnaissent la part de responsabilité des aménagements urbains dans l’aggravation des inondations. Un programme d’étude des constructions riveraines et de contrôle du respect des règles de zonage a été annoncé.
La question de la gestion des déchets représente un autre défi majeur. Avec 4 200 tonnes d’ordures produites quotidiennement dont moins de la moitié est traitée correctement, l’engorgement des réseaux hydrauliques s’aggrave. Les détritus mal gérés obstruent les cours d’eau et les systèmes d’évacuation, amplifiant les effets des crues. Bien qu’un projet d’usine de valorisation énergétique soit à l’étude, sa réalisation semble encore lointaine.
La perspective d’un second aéroport international dans le nord de l’île, destiné à désenclaver cette région, laisse présager une augmentation des volumes de déchets. Dans un contexte de changement climatique favorisant l’intensification des précipitations, les experts alertent sur l’urgence d’améliorer la gestion environnementale avant la prochaine saison des pluies, traditionnellement plus intense en décembre et janvier.
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