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Économie

Gabon, deux ans après le changement de régime. Entre chantiers d’envergure et défis sociaux persistants

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Le pays s’engage dans une phase de reconstruction économique et institutionnelle sous l’égide du président Brice Oligui Nguema, tandis que la population attend des améliorations concrètes dans son quotidien.

Deux années se sont écoulées depuis la transition politique qui a mis fin au règne de la famille Bongo. Le Gabon s’est lancé dans une vaste entreprise de modernisation, marquée par des investissements publics dans les infrastructures, la réforme économique et la préparation de scrutins locaux et législatifs prévus fin septembre. Le pouvoir actuel entend incarner une rupture avec les pratiques du passé et promouvoir une nouvelle dynamique de développement.

Le chef de l’État, porté par un discours axé sur la relance et la souveraineté nationale, a recentré son action sur des projets structurants. Routes, voies ferrées et équipements publics font partie des priorités affichées. Des mesures ont été annoncées pour favoriser la transformation locale des ressources naturelles et limiter les exportations de matières premières brutes, une stratégie destinée à créer des emplois et à valoriser le potentiel industriel du pays.

Cependant, les défis socio-économiques restent importants. Le chômage, en particulier chez les jeunes, demeure une préoccupation majeure. Malgré les annonces de créations d’emplois et les incitations à l’entrepreneuriat, de nombreux Gabonais expriment leur scepticisme quant à l’amélioration effective de leurs conditions de vie. La précarité persiste dans plusieurs secteurs, et l’accès aux services de base comme l’eau et l’électricité reste inégal.

Sur le plan politique, le paysage évolue sans rupture brutale. Le parti présidentiel, l’Union démocratique des bâtisseurs, rassemble d’anciennes figures du régime précédent tout en se présentant comme une force nouvelle. Le Parti démocratique gabonais, héritier de l’ancien pouvoir, traverse une période de tensions internes. L’opposition structurée reste faible, malgré la présence de quelques figures indépendantes et d’anciens responsables.

La prochaine série d’élections constituera une étape déterminante pour consolider les institutions et clore la période de transition. Elle intervient dans un contexte où les attentes de la population sont fortes, et où le gouvernement devra concilier ambitions affichées et réalisations tangibles.

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