Économie
La vigne, rempart oublié contre les incendies dans les Corbières
Alors que les flammes ont ravagé 16 000 hectares dans l’Aude début août, les parcelles viticoles ont souvent constitué une barrière naturelle face à la propagation du feu. Mais leur recul progressif, encouragé par des politiques d’arrachage, fragilise désormais la protection des territoires.
Au cœur des Corbières dévastées, certains habitants le attestent. Leurs habitations ont été épargnées grâce à la présence de vignobles voisins, qui ont fait office de coupe-feu naturel. Des témoignages recueillis sur place confirment l’efficacité de ces zones cultivées et entretenues pour freiner l’avancée des flammes.
Pourtant, la superficie viticole n’a cessé de diminuer dans le département. En quarante ans, elle est passée de 100 000 à 60 000 hectares, sous l’effet notamment des campagnes d’arrachage subventionnées par l’État pour réguler la production. Près de 2 500 hectares ont ainsi disparu dans le seul massif des Corbières.
Les conséquences sont doubles. D’une part, la réduction des discontinuités végétales facilite la propagation des incendies d’un massif à l’autre. D’autre part, la disparition des ceintures viticoles autour des villages et des zones habitées supprime un rempart historique contre les feux. Les friches qui remplacent souvent les vignes arrachées deviennent, au contraire, des accélérateurs de combustion.
Face à ce constat, des voix s’élèvent pour demander une approche territoriale intégrant la dimension préventive de la viticulture. Certains experts préconisent la création de zones tampon viticoles autour des agglomérations, sur le modèle déjà expérimenté dans les Pyrénées-Orientales. Une piste d’autant plus cruciale que le changement climatique accroît l’intensité et la fréquence des incendies.
Alors que la consommation de vin baisse et que la pression sur les exploitations reste forte, maintenir un tissu viticole résilient apparaît comme un impératif autant économique que sécuritaire. La vigne, par son rôle de barrière végétale et son entretien régulier, pourrait redevenir un atout majeur dans la prévention des risques.
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