Économie
L’Asie submergée par un déluge de plastique
Des travailleurs des déchets aux négociations internationales, le continent lutte contre une pollution omniprésente qui altère santé et environnement.
En Thaïlande, sur l’île de Koh Chang, des pêcheurs récoltent des sacs plastiques pour les revendre à des organismes de recyclage. Au Bangladesh, des récupérateurs s’activent dans les rues de Dacca, triant des montagnes de déchets. Parmi eux, Kulsum Beghum, dont le sang contient un taux alarmant de microplastiques, témoigne des conséquences sanitaires de cette crise. Venue à Genève lors des négociations pour un traité international sur le plastique, elle décrit l’évolution fulgurante de cette pollution.
Il y a trente ans, le plastique se limitait aux emballages d’huile ou de sodas. Aujourd’hui, il envahit les paysages urbains et naturels, obstruant les canalisations et recouvrant les plages. Les ramasseurs de déchets, comme Alamgir Hossain, constatent l’ampleur du désastre. Kulsum Beghum plaide pour l’interdiction des plastiques non recyclables, qui n’ont aucune valeur marchande et finissent abandonnés dans les rues.
En Inde, Indumathi, fondatrice d’un centre de tri à Bangalore, confirme ce constat. Près de 60 % des déchets qu’elle reçoit sont inutilisables, comme les sachets multicouches ou les emballages alimentaires jetables. Ces produits, souvent issus de politiques mal conçues, remplacent les alternatives durables. Après l’interdiction des sacs à usage unique en 2014, les lunchboxes en polypropylène ont proliféré, aggravant le problème.
Les experts soulignent l’urgence d’actions politiques ambitieuses. Un rapport de l’OCDE estime que des mesures ciblées pourraient réduire de 95 % les rejets plastiques d’ici 2050 en Asie du Sud-Est. Pourtant, les défis restent immenses. Les militants dénoncent une forme de colonialisme économique, où les objets jetables ont supplanté les traditions locales, comme les feuilles de bananier ou les boîtes métalliques consignées.
Les sachets individuels, omniprésents, symbolisent cette crise. Vendus à bas prix, ils s’accumulent sans être collectés. En Indonésie, des initiatives de recyclage ont échoué, laissant ces déchets s’amonceler. Yuyun Ismawati Drwiega, militante écologiste, organise des visites pour montrer l’envers du décor balinais, où usines et décharges côtoient les paysages idylliques.
Face à cette marée plastique, la solution passe par une économie circulaire et des politiques rigoureuses. Mais le temps presse, alors que les négociations internationales peinent à aboutir.
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