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Économie

Les États-Unis durcissent leur politique douanière face aux partenaires commerciaux

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L’entrée en vigueur de taxes supplémentaires sur les importations relance les négociations internationales, tandis que Washington défend sa stratégie économique.

Les nouvelles mesures douanières américaines, entrées en vigueur dans la nuit de mercredi à jeudi, ont immédiatement relancé les discussions entre Washington et plusieurs pays concernés. Ces surtaxes, variant entre 15 % et 41 %, remplacent partiellement les droits de 10 % instaurés en avril, toujours applicables à une centaine d’États. L’objectif affiché est de rééquilibrer les échanges commerciaux, selon l’exécutif américain, qui y voit un moyen de protéger les intérêts économiques nationaux.

Plusieurs gouvernements tentent encore d’atténuer l’impact de ces mesures. La Suisse, soumise à une taxe de 39 %, a multiplié les contacts diplomatiques tout en excluant, pour l’instant, toute mesure de rétorsion. L’Afrique du Sud, frappée par des droits additionnels de 30 %, a également engagé des pourparlers directs entre ses dirigeants et la Maison Blanche. Ces négociations se déroulent dans un contexte où le taux moyen des droits de douane américains atteint désormais près de 20 %, un niveau inédit depuis les années 1930.

Les marchés financiers ont réagi avec une relative sérénité à cette annonce, les indices boursiers affichant une tendance haussière en début de journée. Les investisseurs semblent rassurés par les exemptions accordées à certains produits et par la clarification apportée par cette étape tarifaire. Toutefois, les modalités d’application varient selon les partenaires. Le Japon et les États-Unis divergent ainsi sur l’interprétation des nouveaux droits fixés à 15 %, Tokyo y voyant un plafond et Washington un supplément.

Parallèlement, l’administration américaine évoque des projets d’extension de ces mesures à d’autres secteurs, comme les produits pharmaceutiques ou les semi-conducteurs, ce dernier devant potentiellement faire l’objet d’une taxation à 100 %. Malgré les critiques sur les risques inflationnistes et le ralentissement économique, les autorités américaines mettent en avant les recettes générées, estimées à plusieurs dizaines de milliards de dollars par mois.

La trêve commerciale avec la Chine, en vigueur depuis le mois dernier, reste pour l’instant préservée, avec des droits maintenus à 30 % côté américain et 10 % côté chinois. Si les discussions se poursuivent, les effets concrets de cette politique commerciale agressive sur l’économie mondiale restent à évaluer.

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