Économie
Eduardo Bolsonaro, l’émissaire controversé d’une crise diplomatique
Le fils de l’ancien président brésilien mène depuis les États-Unis une campagne acharnée pour défendre son père, au prix d’une escalade des tensions entre Washington et Brasília.
Depuis son installation aux États-Unis en mars, Eduardo Bolsonaro, député brésilien et fils de l’ancien chef de l’État Jair Bolsonaro, s’est érigé en figure centrale d’un bras de fer politique et économique entre les deux pays. Son objectif affiché est de contrer ce qu’il qualifie de « tyrannie judiciaire » visant son père, actuellement poursuivi pour tentative de coup d’État.
Aux côtés de Paulo Figueiredo, petit-fils d’un ancien dirigeant de la dictature militaire brésilienne, il a multiplié les démarches auprès des cercles conservateurs américains. Leur lobbying a porté ses fruits, puisque l’administration Trump a imposé une surtaxe douanière de 50 % sur plusieurs produits brésiliens, une mesure interprétée comme une pression sur le gouvernement de Luiz Inácio Lula da Silva.
Eduardo Bolsonaro, souvent décrit comme un tribun virulent, ne cache pas sa satisfaction face à ces sanctions, qu’il présente comme une riposte légitime contre le juge Alexandre de Moraes, chargé du procès de son père. Ce dernier a d’ailleurs ordonné récemment l’assignation à résidence de l’ex-président, provoquant une nouvelle salve d’accusations de la part de son fils, qui qualifie le magistrat de « psychopathe hors de contrôle ».
Si certains observateurs voient en lui un simple « provocateur » en quête de notoriété, d’autres, parmi ses soutiens, le considèrent comme un défenseur intransigeant des libertés. Son influence au sein de la droite brésilienne reste néanmoins sujette à caution, notamment après ses attaques répétées contre des figures conservatrices comme Tarcísio de Freitas, gouverneur de São Paulo.
Juriste de formation et élu à 30 ans à la Chambre des députés, Eduardo Bolsonaro a longtemps cultivé une image de dur, n’hésitant pas à menacer ouvertement les institutions judiciaires. Ses liens étroits avec l’entourage de Donald Trump, dont il a partagé les célébrations après la réélection de ce dernier, renforcent son profil d’acteur clé de l’extrême droite internationale.
Malgré ses ambitions affichées – il n’exclut pas une candidature présidentielle en 2026 –, son isolement politique et les risques judiciaires qui pèsent sur lui en cas de retour au Brésil pourraient limiter sa marge de manœuvre. Une chose est sûre, son activisme outre-Atlantique a durablement marqué les relations entre les deux plus grandes puissances des Amériques.
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