Économie
La fast fashion italienne sous l’emprise des réseaux criminels chinois
Prato, capitale européenne du textile, est devenue le théâtre d’affrontements entre gangs pour le contrôle d’un marché juteux, où exploitation et illégalité règnent en maîtres.
Au cœur de la Toscane, la ville de Prato incarne un paradoxe. Berceau historique du savoir-faire textile italien, elle abrite désormais un système économique parallèle dominé par des groupes criminels chinois. Ces organisations se disputent violemment le contrôle des filières de production, du transport et des fournitures, comme les cintres métalliques devenus un enjeu stratégique.
Les autorités judiciaires italiennes ont sonné l’alarme face à l’ampleur du phénomène. Les enquêteurs décrivent un modèle économique fondé sur l’évasion fiscale, le travail au noir et la contrefaçon. Près de 5 000 ateliers, souvent éphémères, alimentent les circuits de la fast fashion européenne avec des articles à bas prix. La main-d’œuvre, majoritairement composée de migrants chinois et pakistanais, travaille dans des conditions précaires pour des salaires dérisoires.
L’infiltration mafieuse dépasse désormais les frontières italiennes. Les réseaux criminels opèrent dans plusieurs pays européens, contrôlant des flux illégaux de marchandises et de capitaux. Les récentes attaques contre des entrepôts en France et en Espagne témoignent de cette internationalisation. Les enquêteurs pointent également la corruption de certains fonctionnaires, qui auraient facilité ces activités illicites.
Malgré les opérations policières, le système perdure, profitant de la complexité des filières textiles et de la vulnérabilité des travailleurs migrants. Les syndicats dénoncent une impunité persistante, tandis que les affrontements entre clans continuent de secouer la région. Prato illustre ainsi les dérives d’une industrie où la quête de rentabilité prime trop souvent sur le respect des lois et des droits fondamentaux.
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