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Zelensky prévient Moscou que l’Ukraine ripostera sans trêve énergétique

Le président ukrainien assure que son pays frappera à nouveau les sites russes cet hiver si Vladimir Poutine ne met pas fin aux attaques contre les…

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Zelensky prévient Moscou que l'Ukraine ripostera sans trêve énergétique

Le président ukrainien assure que son pays frappera à nouveau les sites russes cet hiver si Vladimir Poutine ne met pas fin aux attaques contre les infrastructures ukrainiennes. Le Kremlin, lui, reste muet sur l’accord annoncé par Washington.

Volodymyr Zelensky a haussé le ton. S’exprimant en visioconférence depuis un forum sur la sécurité organisé à Varsovie, le président ukrainien a prévenu que son pays ne resterait pas les bras croisés si la Russie continuait de bombarder son réseau électrique cet hiver. La trêve énergétique annoncée par Donald Trump n’est, selon lui, jamais entrée en application. Il a pointé des frappes russes contre un site gazier et contre ce qu’il décrit comme une simple station-service, preuves selon lui que Moscou n’a rien changé à ses habitudes.

Zelensky pose une condition limpide. Si Vladimir Poutine veut que Kiev cesse ses frappes de longue portée sur les raffineries et les exportations pétrolières russes, il doit d’abord arrêter de viser le système énergétique et les infrastructures critiques ukrainiennes, et cesser de tuer des civils. Il assure qu’aucun site énergétique russe n’a été touché dans la nuit, comme pour montrer l’exemple. Et il promet de reprendre les attaques si la Russie refuse le cessez-le-feu.

En face, le silence. Le Kremlin a refusé de confirmer qu’un tel accord existe. Son porte-parole Dmitri Peskov s’est contenté d’évoquer des contacts en cours, promettant de communiquer dès qu’il y aurait du nouveau. Sur l’idée d’une pause liée à des élections, il a livré une réponse étroite. Moscou ne suspendra les frappes que le jour du scrutin lui-même, si Kiev en organise. Quelques minutes plus tôt, Sergueï Lavrov avait balayé la proposition, jugeant que Zelensky ne méritait pas un tel geste.

Le contexte rend l’échange tendu. Depuis l’été, la Russie a nettement renforcé ses attaques, visant surtout Kiev avec des nuées de drones à réaction et des missiles balistiques, plus durs à intercepter que les munitions classiques. Ces deux dernières semaines, les bombardements ont repris sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes, provoquant de grosses coupures de courant et ravivant la peur d’un hiver terrible. L’an dernier, des millions de foyers sont restés des semaines sans chauffage ni électricité, dans un froid glacial.

À Washington, la donne a changé. Donald Trump a annoncé avoir négocié la livraison de quantités massives de diesel russe aux marchés américain et mondial, levant au passage des sanctions contre Moscou. L’accord, présenté comme un moyen de soulager les consommateurs américains après la forte hausse des prix des carburants, tombe juste avant des élections législatives délicates pour lui. Ce revirement inquiète une partie de l’Europe. Le Premier ministre polonais Donald Tusk a appelé l’ensemble de l’Occident à se montrer plus ferme face à Vladimir Poutine, qui se bat selon lui pour la domination, tandis qu’Emmanuel Macron a mis en garde contre toute tentation de céder à la menace russe.

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