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Une mère condamnée à 25 ans de réclusion pour la mort de deux nourrissons

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La justice a prononcé une peine sévère à l’encontre d’une quadragénaire jugée pour avoir laissé périr ses deux bébés, dont les corps avaient été placés dans un congélateur. Le tribunal a retenu la qualification de privation de soins ayant entraîné la mort.

La Cour d’assises de Vaucluse a rendu son verdict après plusieurs jours de procès. La prévenue, une mère au foyer, a été reconnue coupable d’avoir privé de soins ses deux nourrissons, nés à quelques mois d’intervalle en 2018 et 2019, provoquant leur décès. Les corps des deux enfants avaient ensuite été découverts dans un congélateur du domicile familial. L’accusée est restée impassible à l’annonce de la sentence, fixée à vingt-cinq années de réclusion criminelle.

Les magistrats ont écarté l’accusation de meurtre, retenant en revanche la responsabilité de la mère dans la mort des deux bébés par défaut d’assistance. Pour le premier enfant, une petite fille, les experts ont estimé que son discernement n’était pas altéré. Concernant le second nourrisson, né dans des conditions d’isolement total, les psychiatres ont évoqué une possible altération des facultés mentales au moment des faits. La défense a indiqué envisager un appel après l’étude des motivations détaillées du jugement.

L’affaire a également mis en lumière des violences commises par la prévenue sur ses trois filles aînées, aujourd’hui adolescentes et jeunes adultes. Ces faits, évoqués lors d’écoutes téléphoniques, ont été confirmés par la cour. La présidente de la juridiction a fermement rappelé à l’accusée sa responsabilité dans la rupture des liens familiaux avec ses enfants.

Le procès a permis d’éclairer le profil d’une femme décrite comme secrète et très croyante, ayant mené une existence précaire et dissimulé ses grossesses à son entourage. Les circonstances exactes du décès de la première enfant restent entourées d’incertitudes, la version d’une chute dans un escalier ayant été contestée par les éléments médicaux. La peine prononcée figure parmi les plus lourdes jamais appliquées dans des dossiers comparables en France.

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